Dimanche 17 février 2008
Depuis peu, je n'utilise plus de sacs de plastique. Je les refuse lorsqu'ils me sont offerts, je les boude. Un sac peut prendre jusqu'à 400 ans pour se dégrader. Seulement au Québec, 2 milliards de sacs sont distribués chaque année. Des résidus qui ne sont pas recyclés partout et qui, lorsqu'ils le sont, ne préoccupent pas assez les gens pour qu'ils fassent l'effort de les mettre en boule au recyclage. D'une manière ou d'une autre, à quoi bon recycler ces sacs si on peut carrément les éliminer.

Cette semaine, le magasin Maxi et Cie de Sherbrooke a banni les sacs de plastique de son commerce. Puisqu’il s’agit d’un test pilote, l’entreprise le fera probablement dans toutes ses  succursales d'ici quelques années. Certaines villes ont fait de même, dont le célèbre village Huntingdon. Malheureusement, bien que le projet ait déjà été étudié à la ville de Sherbrooke, celle-ci a préféré se laver les mains et « a plutôt décidé d'inciter le gouvernement du Québec à imposer une écotaxe sur chaque sac de plastique distribué à travers le Québec. ». (Extrait d'une réponse de Mathieu Fournier à l'un de mes courriel)  En d’autres mots, ils ont pris la décision d’attendre encore un fois que le gouvernement agisse. Le gouvernement et les citoyens car, selon le maire de Sherbrooke, « c'est la population qui donne un signe aux entreprises pour dire, écoutez on n'en veut pas de sacs, on va transporter notre propre sac. C'est plus fort […] que de faire une obligation pure et nette ».  (Maxi & Cie bannit les sacs de plastique, http://www.radio -canada.ca) Allez savoir d’où vient la logique saugrenue de cette dernière affirmation.

En tant qu'individu, nous pouvons agir concrètement. Ce qui est extraordinaire, c'est que cesser d'utiliser les sacs de plastique est une chose plus que facile à faire. Car finalement, si on y regarde de plus près, rares sont les moments où on est vraiment obligé d'en utiliser un. Vous achetez un livre, un chip, des bas... n'importe quel petit article qui se transporte facilement dans les mains, allez-vous demander un sac? Et oui, vous le faites probablement. Pourtant, c'est loin d'être nécessaire. Vous allez à l'épicerie et vous pensez que "non, ce n'est pas possible, pour faire l'épicerie, il faut des sacs de plastique". Plus maintenant, c'est si simple avec les sacs réutilisables, même les épiceries en offrent! Et c'est la même chose pour n'importe quelle emplette : vous pouvez amener votre propre sac réutilisable.

Pour ma part, si je peux, je transporte ce que j'achète dans mes mains ou dans mon sac à dos. Sinon, depuis quelques jours, j'ai mon propre sac réutilisable. Mon père me l'a fait et il est si léger qu'il entre dans ma poche de derrière, sans pourtant être minuscule. Résultat, je l'ai toujours en cas de besoin. Si tout va bien, je n'utiliserai plus jamais de sac de plastique. J'ai aussi convaincu mon père d'acheter des sacs de tissu pour l'épicerie.

Arrêter d'utiliser les sacs de plastique est un tout petit geste environnemental parmi tant d'autres, mais il est si facile à poser que vous seriez égoïste de rester collés à vos vieilles habitudes.

Faites donc ce choix, optez pour un avenir plus vert!

Je vous invite aussi à signer cette pétition qui demande au gouvernement du Québec d’imposer une taxe sur les sacs de plastique : Pétition. Loin d’être une interdiction complète, c'est mieux que rien du tout.

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Jeudi 14 février 2008
Ça y est, la folie des mémos verts est de retour. Les étudiants du Cégep de Sherbrooke savent très bien de quoi je parle : le Cégep, comme à chaque début de session, s'est empressé de nous inonder (littéralement) de leurs "Rappels d'annulation de cours". Une demi-page verte imprimée recto-verso sur chaque pupitre de tous les locaux. Ça fait quoi... minimum 6000 feuilles gaspillées? Franchement, on en entend déjà parler de tous bords tous côtés : il y a une note sur le portail internet du Cégep (Omnivox) que tout le monde consulte, les professeurs nous en parlent 2 semaines à l'avance et il y a des affiches aux entrées de chaque pavillon. C'est déjà difficile à manquer, ce n'est pas la grande mer verdâtre de papier qu'ils nous ont  construite qui va changer quelque chose. Ils disent "voir la vie en vert" (slogan de leur soi-disant lutte pour l'environnement), mais, pour l'instant, tout ce qu'il y a de vert ce sont leurs satanés mémos.

La session passée, j'avais fait une plainte officielle. Puisque cela ne semble rien avoir changé, voici ce que je propose aujourd'hui :

Plan d'action pour faire cesser "la folie des mémos verts"
Amassez une trentaine de ces stupides rappels et faites s'en une pile à l'aide d'un trombone. Ajoutez-y une courte note du genre  "Merci de ne plus gaspiller de papier" et faites signer cette note par une dizaine (ou plus) d'autres étudiants du Cégep. Allez porter ce paquet au secrétariat du pavillon 5 en leur disant de bien vouloir donner votre cadeau à qui de droit. Avec un peu de chance, après quelques réceptions du genre, une cloche sonnera dans la tête des responsables.

Cette après-midi, je suis allé déposer le premier paquet. Malgré son air de "Qu'est-ce que c'est que ça?", la secrétaire en place l'a accepté.

Je vous invite donc tous et toutes à participer à cette action. 

Merci à tous ceux qui le feront.
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Jeudi 7 février 2008
J'aimerais vous inviter à lire un article que Bernard Werber, auteur de  science-fiction français, a publié en novembre 2007 et que je viens tout juste de découvrir : Plaidoyer pour une «autre littérature». Il y dénonce le fait que, en France, les romans et autres livres "imaginés" ne soient pas reconnus comme faisant partie de la "vraie" littérature, ignorés par les critiques, mais pourtant adorés par des millions de lecteurs. La situation est semblable au Québec : le quotidien, le réel, rarement le fictif et le rêve.

L'article publié dans Le Figaro : Plaidoyer pour une «autre littérature»

L'imaginaire devrait avoir sa place. Les lecteurs l'ont adopté, ils en ont besoin pour rêver un peu, pour sortir des murs parfois mornes de notre réalité. Le monde de la littérature devrait cesser de regarder ce genre d'une manière hautaine : la science-fiction et l'imaginaire sont dignes de notre littérature.

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Vendredi 7 décembre 2007
"Réflexion sur la présence de nos soldats en afganistan", "Concour de maisons décorées pour Noël!", "Comission Bouchard-Taylor".

Ce midi, comme tout étudiant un tant soit peu intéressé par le monde qui l'entoure, je prenais l'une des copies de la nouvelle édition du journal étudiant de notre Cégep dans le but d'en lire une partie pendant mon heure de dîner. À la première phrase, le mot "ridicule" me venait aussitôt à l'esprit. Et cela ne s'améliorerait pas avec les deux autres phrases qui allaient suivre.

Ce que vous avez  lus au tout début de ce billet, ce sont les gros titres de l'édition de décembre 2007 de l'Accent. En première page, trois des cinq titres présents brutalisent littéralement notre langue. Et ce n'est pas que je cherchais des fautes. L'horreur m'a simplement sautée au visage : pas besoin d'un baccalauréat en français pour savoir que le mot "concours" prend toujours un "s", pluriel ou pas. Quant aux termes "Afghanistan" et "commission", ne sont-ils pas assez utilisés au Québec en ce moment pour que tous puissent en connaître l'orthographe d'usage? Évidemment, ce n'est pas tout : sans même porter attention, vous pourrez facilement trouver, à travers les pages du journal, des dizaines d'autres fautes aussi ahurissantes les unes que les autres. D'ailleurs, en page 4, revoilà le mot "commission" ayant perdu un "s" et retrouvé un "m" ("commision") entre la première et la quatrième page. Continuez, car lorsque vous aurez expérimenté toutes les façons imaginables d'écrire ce mot, ce voudra dire que vous serez au moins une fois tombés sur la bonne. Franchement, je trouve le tout un peu pathétique.  

Au Québec, certains discourent d’un dépérissement de la langue française. Je n'y ai jamais vraiment cru, car pour moi notre langue ne fait qu'évoluer comme toute autre langue normalement constituée. Je me demande pourtant maintenant si j'ai vraiment raison. Je commence à croire que cet article aurait plutôt sa place section Société, puisqu’à travers notre journal étudiant semble réellement transparaître un problème sociétaire.

Il n’y a rien de compliqué à mettre un "s" à concours ou encore un "A" majuscule et un "h" à Afghanistan. Ce n'est nullement difficile de chercher dans le dictionnaire ou encore de réviser nos textes. Il est décevant de voir l'état du français dans l'Accent, encore plus étant donné le fait qu’il s’agit du journal des membres d’une institution de savoir et d'éducation. Notre langue est à mon sens l'une des plus belles langues sur Terre. Pourquoi la maltraiter ainsi par simple paresse?

Il faut prendre soin de notre langue. Si nous nous sommes tant battus pour la garder vivante au Québec, ce n'est pas pour la voir mourir de nos propres mains. Au nom de notre culture, faites un tout petit effort, c'est si simple!
 
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Lundi 12 novembre 2007
"En silence, tout comme il y a douze ans au Rwanda, se déroule le premier génocide du 21 siècle dans une région de l'Ouest du Soudan, le Darfour.
Depuis l'hiver 2003, 300 000 hommes, femmes et enfants y sont morts de l'incurie médiatique et politique.

Les milices Janjawids, alliées du gouvernement soudanais de Khartoum, s'appuient sur les tribus musulmanes "arabisées" pour massacrer les tribus musulmanes "africaines" contestataires de l'Ouest du pays.
Des Organisations Non Gouvernementales et des journalistes sont même chassés du Darfour par le gouvernement soudanais.
Le régime dictatorial de Khartoum orchestre ainsi sciemment la famine des populations du Darfour et le silence autour des massacres.

Aujourd'hui, 2,5 millions de personnes ont été déplacées de cette région de 6 millions d'habitants.

10 000 personnes y meurent chaque mois.
"
SauverLeDarfour.org

Je savais que cette réalité existait. Mais je ne savais pas que nous avions le pouvoir de faire quelque chose. Mia Farrow, invitée à l'émission Tout le monde en parle, m'a fait comprendre toute l'ampleur de ce carnage et l'importance de l'action de chacun d'entre nous face au génocide du Darfour. J'ai donc décidé d'agir, du mieux que je le peux. Désormais, je veux participer à au minimum une cause qui m'est importante par année. À ce jour, c'est la cause de la population Darfourienne que je souhaite défendre.

Je mets donc sur ce blog une image, celle à droite, pour que mes visiteurs se voient au moins offrir l'occasion d'en savoir plus sur le génocide du Darfour et soient en mesure de leur venir en aide. Je fais moi même un don. Je tiens à préciser que je ne suis pas pour autant un expert dans le dossier du Darfour et que pour plus d'informations, je conseille une recherche sur le web, plus particulièrement le site de Mia Farrow, dont l'adresse se retrouve plus bas.

Voici quelques liens pour ceux qui aimeraient également soutenir cette cause :
Merci à tous ceux qui participeront.
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Lundi 1 octobre 2007
Hier, à l'émission Tout le monde en parle, le général Roméo Dallaire disait à propos des accommodements raisonnables et de la commission Bouchard-Taylor quelque chose s'apparentant à ceci (malheureusement je n'ai pas pu retrouver ses mots exacts) :  « Il est tout de même ironique que le peuple québécois utilise le terme assimiler en parlant des immigrants, alors que ce mot est l'un des mots les plus noirs de leur histoire. »

Mon coup de gueule, c'est de lui répondre qu'on ne peut pas comparer l'assimilation des québécois à l'intégration des immigrants : le peuple québécois s'est fait envahir par un autre peuple qui lui demandait de changer sa culture, sa langue, ses valeurs, etc. et l'immigrant est venu ici en toute connaissance de cause et se doit par conséquent de respecter nos lois et nos valeurs. L'un a été forcé, l'autre a fait un choix (même s'il quittait un pays en guerre, et oui). Je crois que la plupart des immigrants comprennent cela, et c'est tout à leur honneur.


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Mercredi 25 juillet 2007
Je voulais simplement partager avec vous la stupidité des propos du gouvernement conservateur concernant l'eau. Leur ministre de l'Industrie, Maxime Bernier, a déclaré en 2005 que :

" L'eau est un bien commercial qui n'appartient à personne, et qui devrait être soumis aux lois du marché, comme n'importe quel autre produit. L'eau était dans la nature, maintenant elle est dans une bouteille... c'est quoi la différence? "

Et quoi encore?
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