Politique et société

Samedi 3 janvier 2009
Je viens de lire une entrevue très intéressante avec Jean-Denis Gendron - un phonéticien, auteur de  D’où vient l’accent des québécois ? Et celui des Parisiens ? - à propos de l'accent québécois versus celui des Français. Comme quoi notre accent serait aussi "vrai" que le leur! C'est sur le blogue de Venise, par ici!

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Mardi 16 décembre 2008
Quelle n'était pas ma surprise lorsque, la semaine dernière, je recevais un courriel de la part d'une étudiante française me demandant son aide. Surpris, mais surtout désarçonné par l'ampleur de l'injustice qui lui est faite, j'ai tout de suite accepté sa demande de parler d'elle et de son problème sur mon blogue. Je vous explique la situation.

Étudiante X (nom qu'ont d'ailleurs dû lui donner toutes les personnes qui l'ont ignoré, mais que j'utilise puisque je ne connais pas son véritable nom) est étudiante en 3ème année de Licence Information et Communication à l'université. Malheureusement, depuis octobre 2007, elle rencontre des problèmes de santé qui l'empêchent de se déplacer. Ne voulant pas abandonner ses études (on la comprend), elle désire trouver une attente avec son université afin qu'elle puisse suivre ses cours à distance. Et c'est là que ça se corse.

Il suffit de lire son blogue (http://etudie-et-tais-toi.skyrock.com) pour se rendre compte des efforts titanesques que cette étudiante à fait jusqu'à maintenant pour obtenir de l'aide afin de pouvoir continuer ses études, et ce pourtant sans résultat concret. Elle dit « lorsque l'on est malade on a ni le droit ni le choix d'étudier ce que l'on veut, et ceci demeure pour moi quelque chose d'illégitime et d'inconsidérable dans un pays censé être le berceau des droits de l'Homme.». C'est effectivement inacceptable. Aucun cour par correspondance dans son domaine n'est offert. Elle a fait appel à des dizaines de services différents (service de sa faculté spécialisé dans des cas semblables aux siens, Médecine Préventive, syndicat d'étudiants, avocat, médiateur académique) et contacter plusieurs personnes, de ses professeurs jusqu'au président de la République. La majorité de ces personnes l'ont ignoré (et c'est ce qui est le plus dégoûtant!) et une minorité seulement a voulu l'aider, sans y arriver. « J'aurais simplement souhaité qu'on réponde au moins à mes courriers, mais on m'a donné l'impression que j'étais la seule responsable de ma situation; que personne ne se sentait concerné et que j'étais une recluse à présent! Bien pire que le sentiment de se sentir seule et incomprise, grandissait en moi un sentiment d'injustice et d'incapacité voulue.» À un moment, elle était pratiquement devenue sa propre avocate en cherchant elle-même dans les textes de lois et les chartes de droits des outils qui pourraient l'aider!

Au bout de quelques temps, elle reçoit un bulletin de note. Je me permet encore une fois de la citer : « le plus étonnant c'est qu'en face de chacun de mes cours, il y a de stipulé : "absence injustifiée"; pire que de l'absurdité, ou de la bêtise, il s'agit pour moi d'une preuve supplémentaire montrant l'incapacité et le manque de discernement d'une part de la médecine préventive qui a reçu tous mes certificats médicaux et d'autre part de mon Ufr qui bien qu'au courant de mon état depuis le 23 octobre semble être totalement je m'en foutiste.».

Aujourd'hui, elle en est à attendre des nouvelles de sa demande au Tribunal de Grande Instance. Sa situation me semble totalement irréaliste. Est-ce qu'ici, au Québec, une telle injustice serait possible? En France oui? Pourquoi? Cette étudiante n'a pas à cesser ses études pour cause de problèmes de santé. Elle veut continuer, et c'est tout à son honneur. Je dis : laissez-la étudier!

Pour ceux qui seraient intéressés à en savoir plus ou, encore mieux, à raconter son histoire sur leur blogue, voici à nouveau l'adresse de son blogue : http://etudie-et-tais-toi.skyrock.com.

J'espère que ce billet pourra l'aider un peu!

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Jeudi 11 décembre 2008
Avec tout ce qui s'est passé dans les dernières semaines en matière de politique, j'ai presque honte de ne pas en avoir fait mention sur ce blogue. C'est que, voyez-vous, avec la fin de session, le temps me manque. Mais aujourd'hui je profite de l'avant-midi libre que j'ai pour me remettre dans le bain.

Commençons par ce qui est le plus près de nous, les élections provinciales et plus spécifiquement leur résultat. Évidemment, vous connaissez mes allégeances politiques, le meilleur scénario pour moi aurait été un gouvernement majoritaire péquiste. Il faut dire que je n'avais pas espoir non plus. C'est plutôt les libéraux qui seront majoritaires. Bon. Le "moins pire" scénario, c'était qu'ils soient minoritaires. Mais en même temps, le PQ retrouve une quinzaine de sièges, pour un total de 51 et Québec Solidaire fait élire un de ses porte-parole, Amir Khadir. C'est donc que l'option souverainiste n'est pas si désuète que certains le disent. Comme l'a si bien affirmé Mme Marois, "c'est la preuve que le Parti Québécois n'est pas le parti d'une génération".

Maintenant, j'ai bien hâte de voir le chemin que choisira M. Charest et ce qu'il adviendra de l'ADQ sans son chef. Le parti "d'un seul homme" peut-il survivre sans son homme? Jean Charest va-t-il ignorer les partis d'opposition comme il avait l'habitude de le faire lorsqu'il était majoritaire à l'assemblée nationale? Ou, au contraire, va-t-il les écouter et travailler sur un plan économique avec Mme Marois? C'est à suivre... mais qu'il s'occupe au moins d'économie, parce qu'il se le fera reprocher. On ne déclenche pas d'élections avec le slogan "L'économie d'abord, OUI" pour ensuite jeter le sujet aux oubliettes.

De la part d'un premier ministre qui dit clairement que les députés du Bloc Québécois ne sont pas de vrais députés et n'ont pas la même valeur que les autres, je ne m'attendais pas à autre chose.
Pour finir, j'aimerais dire un mot sur la crise politique qui a lieu présentement à Ottawa. Personnellement, l'idée d'une coalition me séduit. D'abord, parce qu'elle viendrait remplacer Harper au pouvoir, ce qui ne peut qu'être bon pour le Canada. Ensuite, parce que je suis curieux. Qu'une coalition obtienne les rênes du pays serait sans précédent, j'aimerais bien voir ce que cela peut donner. Et à mes yeux, la prorogation demandée par le gouvernement conservateur est un terrible affront à la démocratie. Fuir un vote de confiance n'a jamais été démocratique. Mais je ne suis pas vraiment surpris. De la part d'un premier ministre qui dit clairement que les députés du Bloc Québécois ne sont pas de vrais députés et n'ont pas la même valeur que les autres, je ne m'attendais pas à autre chose. Autant dire que je n'ai aucun respect envers cet homme et son parti.

Alors voilà, j'ai remis mon chapeau de modeste citoyen. Espérons que les politiciens de l'heure ne me donneront pas envie de le retirer!


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Vendredi 24 octobre 2008
Un tout petit billet pour vous faire découvrir les propos de Julie Wilson sur la crise financière et sur la surconsommation. Propos, vous l'aurez compris, avec lesquels je suis en total accord. C'est ici, sur le blog de Lucie.

Vous pouvez également y lire ma réponse :

«Oula! C'est exactement ce que je pense. Juste le mot "pouvoir d’achat" me fait grincer des dents : comment peut-on prendre le pouls des sociétés en considérant comme seul critère leur aptitude à consommer. Consommer plus, toujours.

Et quand le président Sarcozy parle de réformer le capitalisme, tous, y compris lui, s'empressent de dire qu'évidemment, ils n'ont rien contre le capitalisme, que c'est le système économique le plus efficace, etc. etc. C'est qu'ils ne savent peut-être pas qu'actuellement on utilise l'équivalent de une terre et quart en ressources naturelles par an, et qu'en 2050, on en utilisera deux! Je connais peu de systèmes économiques qui détruisent ainsi le fondement de leur propre édifice. Pourrait-on se réveiller s'il-vous-plaît? La consommation ne devrait pas être la nouvelle religion moderne! En quoi consommer donne un sens, en quoi c'est la qualité d'un peuple?

Ça m'exaspère.
»

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Dimanche 19 octobre 2008
Un peu en retard, je veux tout de même exprimer ma déception et ma colère concernant le résultat des élections de la semaine dernière.

Les Canadiens ont parlé. Il semble que pour eux, être canadien veut dire :

•    soutenir les riches pétrolières au détriment des petites et moyennes entreprises
•    se foutre éperdument de l'environnement
•    accepter le contrôle de l'information
•    se foutre éperdument du droit des homosexuels
•    continuer une guerre américaine non-humanitaire jusqu'en 2011
•    se foutre éperdument du droit des femmes
•    ruiner la réputation du Canada sur plusieurs plans (environnement, missions humanitaires, etc.)
•    se foutre éperdument de la culture
•    nier la nécessité d'un plan pour survivre à la crise financière
•    se foutre éperdument des Québécois
•    mentir
•    manipuler
•    détruire
•    régresser


Alors, puisqu'il en est ainsi, je ne suis pas canadien. Je refuse de l'être. Surtout, ne m'associez pas au Canada ni à l'idéologie rétrograde de M. Harper.

La seule chose que me fait espérer quelque peu, c'est que le Québec a parlé. Il refuse lui aussi cette politique de droite en ne faisant élire que 10 députés conservateurs sur 75, ce qui, proportionnalités gardées, est très peu comparé aux autres Canadiens. (voir cette page) Une fois de plus, cela démontre l'existence d'une grande divergence d'opinion entre le Québec et le reste du Canada et la nécessité d'un pays souverain. Mais ça, c'est un autre débat.

Alors pour conclure : Je suis Québécois, surtout pas Canadien.

Merci de faire la distinction.

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Samedi 4 octobre 2008
Ce billet fait partie de la série Élections 2008 - Non à Harper!

Pour accéder au pouvoir, le parti conservateur a contourné le plafond des dépenses électorales admises en transférant des factures du parti vers plusieurs dizaines de candidats, défonçant ainsi le budget autorisé de 1 million de dollars. Par la suite, dès son arrivée au pouvoir, Stephen Harper a décidé de contrôler la presse parlementaire en s'octroyant le droit d'arbitrer quelle question pourrait lui être posée et quelle autre ne le pourrait pas. De plus, Harper a fait preuve, tout au long de son mandat, d'un grave manque de transparence, par exemple en refusant de se présenter à divers comités d'enquêtes sur son parti. À vous de vous poser la question : en démocratie, de tels comportements devraient-ils avoir leur place?

Ce billet était le dernier de la série. Vous pouvez voir tous les autres articles sur le sujet dans la section Politique et société de ce blogue. Si vous êtes intéressés à en savoir plus, vous pouvez aussi consulter le bilan des conservateurs rédigé par le Bloc Québécois disponible ici.

Bon vote!


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Jeudi 2 octobre 2008
Ce billet fait partie de la série Élections 2008 - Non à Harper!

Alors que les pétrolières roulent sur l'or, les conservateurs leur ont accordé des baisses d'impôt qui feront passer à 15 % leur taux d'imposition d'ici cinq ans. Ce sont donc plusieurs milliards de dollars que les pétrolières se voient offrir en cadeau, alors que leurs revenus n'ont jamais été aussi élevés. Sans oublier que la réputation de casques-bleus du Canada est perdue à jamais depuis que les objectifs de la mission en Afghanistan ont déviés de l'aide humanitaire à la guerre, la décision d'Ottawa de continuer la guerre en Afghanistan jusqu'en 2011- car c'est très important de suivre les américains comme de petits chiens-chiens - fera monter la facture pour cette guerre à plus de 10 milliards de dollars. En même temps, les conservateurs coupent dans la culture et abolissent des programmes importants pour l'ensemble de la population. Et parlent d'un plan vert... on appelle cela une incohérence.

Voyez dans deux jours Le contrôle de l'information et le manque de transparence. Pour voir les billets précédents sur le sujet, consultez la section Politique et société de ce blogue.


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Mardi 30 septembre 2008
Ce billet fait partie de la série Élections 2008 - Non à Harper!

À plusieurs occasions durant l'année, il a été question chez les conservateurs de recommencer le débat sur le droit à l'avortement pour les femmes, un acquis depuis 1969. Le projet de loi C-484 mettrait d'ailleurs en péril les droits des femmes en donnant au fœtus un statut de personne. Bien sûr, nous nous entendons tous pour dire que l'avortement ne doit pas être une solution à la grossesse imprévue, mais plutôt une alternative de dernier recours. Néanmoins, mener à terme une grossesse non désirée peut dans certaines situations être très dangereux pour la femme et/ou pour l'enfant. De plus, nous savons que, dans le passé, lorsque l'avortement était illégal, cela n'empêchait pas les femmes de se faire avorter, quitte à s'avorter elles-mêmes en causant souvent leur propre mort. Il serait ridicule de revenir en arrière à ce point.

Une autre loi a également failli être reconsidérée. Il s'agit de la loi légalisant le mariage entre deux conjoints de même sexe. Malgré qu'il s'agisse d'une grande avancée pour le Canada - car les homosexuels sont aussi des personnes qui ont les mêmes droits que tous les autres - le gouvernement Harper déclarait que cette loi avait été adoptée contre l'avis général de la population canadienne, à cause de l'appui du bloc lors du vote de la loi. En d'autres mots, il disait que la voix des Québécois ne comptait pas autant que celle des Canadiens anglais. Et on se rappelle que les conservateurs ont « reconnu » la nation québécoise...

Voyez dans deux jours La priorité aux riches pétrolières et à la guerre. Pour voir les billets précédents sur le sujet, consultez la section Politique et société de ce blogue.


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Dimanche 28 septembre 2008
Ce billet fait partie de la série Élections 2008 - Non à Harper!

Alors que la crise environnementale est de plus en plus évidente, le Canada, sous le commandement de Stephen Harper, s'est retiré du protocole de Kyoto. Pourquoi? Pour favoriser les pétrolières et une économie polluante. Mais en plus d'entacher la réputation du Canada sur le point de vue environnemental à travers le monde, Harper tente de nuire aux efforts environnementaux des autres pays. À la conférence sur les changements climatiques de l'ONU qui se déroulait à Bali cette année, le Canada a empêché la résolution d'un objectif chiffré de réduction des émissions de gaz à effet de serre, main dans la main avec les États-Unis. Stephen Harper a même déclaré que « Kyoto est essentiellement un complot socialiste qui vise à soutirer des fonds aux pays les plus riches ». C'est pourquoi il a construit son propre plan vert, calqué sur celui des États-Unis (quelle surprise!). Un plan qui ne prévoit aucune action tangible avant 2010... Lorsque l'environnement nous importe, on ne peut décidemment pas voter conservateur.

Voyez dans deux jours Droits bafoués. Pour voir les billets précédents sur le sujet, consultez la section Politique et société de ce blogue.


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Vendredi 26 septembre 2008
Ce billet fait partie de la série Élections 2008 - Non à Harper!

Puisqu'ils ont reconnu la nation québécoise, les conservateurs ont... coupé dans le budget attribué à la culture, l'un des fondements de notre nation, pour l'équivalent de plus de 45 millions de dollars. Et ce parce qu'il ne faut pas «financer des choses que les gens ne veulent pas.» Harper a même déclaré que, selon lui, les «travailleurs canadiens ordinaires» ne se soucient pas des artistes qui organisent un « gala riche entièrement subventionné par l'argent des contribuables ». Sauf qu'il a oublié que ceux-ci ne représentent qu'une maigre partie des artistes du Canada et qu'ils parlent au nom de tous. Comme l'a dit Anne Dorval à Tout le monde en parle dimanche dernier, « Le cirque du soleil, c'était une petite PME qui a été subventionnée au départ. [...] On est pas à Hollywood, on n’a pas le même marché et il faut que les arts soit subventionnés, parce qu'il n'y en aura pas. Et essayons d'imaginer qu'il n'y en ait pas du tout. Décidons, demain matin, qu'on enlève tout. On enlève toutes les productions qui sont faites ici, il n'y a plus de théâtre, il n'y a plus de chanteurs, il n'y a plus de musiciens, il n'y a plus d'auteurs, plus de littérature québécoise, il n'y a plus rien de tout ça. On fait tout venir des États-Unis, de n'importe où dans le monde. Il n'y a plus rien. Que devenons-nous? Qui va parler de nous, qui va se souvenir de nous? » En effet, que serions-nous sans culture, sans art? Est-ce que les gens se foutent vraiment des artistes et de leurs oeuvres comme le prétend Harper? Je ne crois pas.

Comme si ce n'était pas assez, les conservateurs souhaitent aussi imposer une loi qui permettrait à la ministre du Patrimoine d'annuler le financement public de films et d'émissions de télévision sous le prétexte qu'ils sont « contraires à l'ordre public ». Une définition un peu trop large qui laisse une énorme marge de manœuvre au gouvernement.

Voyez dans deux jours Environnement et conservateurs : Reniement de Kyoto. Pour voir les billets précédents sur le sujet, consultez la section Politique et société de ce blogue.

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