Mercredi 23 janvier 2008
Je vous invite à lire cette nouvelle très intéressante publiée sur le site du Parti Québécois : Jean Charest démontre la nécessité du pays du Québec! 

Note à ceux qui douteraient de la validité de cette information à cause de la source : cet article se base sur un fait ne pouvant être nié.

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Dimanche 20 janvier 2008
Surpris que la saga ne soit pas terminée? Heureusement, ce n'est pas à cause d'une autre édition de l'Accent que je fais suite à mon propre billet, mais plutôt grâce à Cynthia Dubé, journaliste au Journal de Sherbrooke, qui a écrit "Les fautes d’orthographe: à qui la faute ?", un papier qui dénonce enfin publiquement la présence démesurée de fautes d'orthographe dans notre « beau journal étudiant ». Imaginez ma réaction lorsque je suis tombé sur son texte ce matin : rire à chaudes larmes. Je ne suis donc pas seul à m'outrer face à cette réalité. Remarquez que cette fois, je publie ma réaction section "Politique et société", considérant qu'il s'agit d'un problème de société.

Madame Dubé met en évidence les fautes du journal : "Une centaine de fautes en douze pages. De quoi faire grincer des dents Denise Bombardier ! En voici quelques exemples: concour de maisons, ils ont acceptés, si on les comparent, sont roman vendus à, généralements près des portres, ammenez vos suggestions, des ereurs… " Plus patiente que moi, elle ne s'est pas arrêtée aux innombrables fautes de la première page, elle est allée plus loin. Armée de ces évidences, elle a interrogé les deux parties concernées : le Cégep et les étudiants responsables du journal.

Marie-Claude Dupoy, la porte-parole du Cégep, répond en déclarant que ce n'est pas le journal du Cégep, mais bien celui des étudiants qui est en cause et que, par conséquent, l'institution ne se sent pas responsable. Bien que l'administration serait en mesure de forcer les éditeurs à corriger les fautes sous peine de non publication, je suis d'accord avec elle. Le Cégep offre les ressources nécessaires, mais ce sont les étudiants qui écrivent et publient. C'est donc à eux de faire en sorte que leurs textes soient exemptes d'erreurs.

L'information se doit d'être écrite en un français convenable, car elle est, au même titre que la littérature, la porte-parole de notre langue.
La réplique de l'étudiant coordonnateur de l'Accent, Nicolas Bessette, me surprend davantage : "[Il] avoue avoir reçu plusieurs plaintes concernant la qualité du français. Il indique qu’il s’agit d’un projet bénévole mis en place en tout premier lieu pour informer la population étudiante sur différents sujets. Selon lui, aucun bénévole étudie en arts et lettres." Alors, sous prétexte que c'est un projet bénévole dont le but est d'informer, la qualité du français n'importe plus? Au contraire! L'information se doit d'être écrite en un français convenable, car elle est, au même titre que la littérature, la porte-parole de notre langue. Mais ce qui me trouble le plus, c'est d'apprendre que, selon lui, seuls les étudiants en arts et lettres peuvent écrire sans fautes. Il est sur la limite de dire qu'ils sont les seuls à avoir l'obligation de bien écrire et que les autres n'ont pas ce devoir! Pas de commentaire.

Ce n'est pas tout. Il explique la situation en disant : "Le problème à la base, c’est qu’on fait ça bénévolement, donc on prend ça plus à la légère. Il y a des pages qui sont écrites à la volée." Le bénévolat n'est pas le problème. C'est plutôt la paresse et la manie "étudiante" de tout faire à la dernière minute qui leur nuisent, à ce que je peux comprendre de ce qu'il nous dit. Or, personne ne peut faire les efforts à leur place. S'ils veulent écrire un journal, qu'ils le fassent correctement ou pas du tout. Il termine en disant " Nous avons eu des plaintes, c’est sûr, mais sans jamais nous amener des solutions concrètes." C'est probablement parce que ceux qui ont fait les plaintes - dont moi - ne pensaient pas qu'il était nécessaire de vous rappeler la solution, celle-ci étant si évidente : corrigez vos fautes! Et si vos journalistes ne sont pas assez compétents en français pour le faire - ce serait normal, n'est-ce pas, puisqu'ils n'étudient pas en arts et lettres -, engagez un correcteur! 

Maintenant, je me demande si l'article de Cynthia Dubé fera réagir les éditeurs et responsables du journal. Je suis impatient de voir la prochaine édition du journal. Vais-je devoir transformer cette série en trilogie?  C'est ce que nous verrons à la rentrée.

Pour lire l'article intégral de Cynthia Dubé, cliquez ici.

Pour lire le premier billet de la série "L'Accent, notre beau journal étudiant ", cliquez ici.

 

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Samedi 19 janvier 2008
Pour les souverainistes - et ceux qui ne le sont pas également - qui se seraient éloignés du Parti Québécois à cause de la vision "sans référendum immédiat" de Pauline Marois, je crois qu'il serait important que vous visionnez cette entrevue de Madame Marois sur son projet de "gestes de souverainetés" à RDI (cliquer sur l'image). 



Elle explique très clairement sa vision, et je crois que la méthode qu'elle propose est viable : contrairement à celle de certains chefs antérieurs du PQ, celle-ci est concrète. Elle propose en fait de faire avancer davantage le Québec vers la souveraineté et vers son indépendance avant de faire un référendum. Elle veut lui donner plus d'autonomie. Ainsi le Québec serait plus prêt et la transition plus efficace et rapide. C'est un bon choix. Je me rappelle avoir entendu aux nouvelles du soir, il y a quelques années, l'avènement d'un territoire à la souveraineté par voie référendaire : le gouvernement avait acquis tellement d'indépendance durant les années précédentes que la transition de territoire à pays fût totalement transparente .(Malheureusement, je ne retrouve pas le nom de cet endroit, ni la nouvelle concernée).

La Presse, dans son édition du 15 janvier, parle également du plan de Pauline Marois:

"S'il est porté au pouvoir, le Parti québécois fera des «gestes de souveraineté» avant même la tenue d'un référendum, affirme Pauline Marois. […] Elle reproche à Denis Monière de «s'arrêter aux moyens et à la mécanique». M. Larose a, lui, «une vision plus large», a-t-elle plaidé. L'idée est de «faire avancer le Québec vers plus de pouvoirs et plus de moyens» afin de le conduire à la souveraineté, a-t-elle expliqué. "
Des «gestes de souveraineté» avant un référendum, Tommy Chouinard

Les actions qu'elle propose : adoption d’une Constitution québécoise, création d'une citoyenneté québécoise, consolidation du statut de la langue française et rapatriement de plus de pouvoirs fédéraux au Québec.

Ne pas s'arrêter aux moyens et à la mécanique, mais avoir une vision plus large.
En quoi consiste le projet de citoyenneté québécoise : En résumé, toute personne résidant au Québec depuis plus de trois mois se verrait attribuer cette citoyenneté. Pour les immigrants, la citoyenneté serait offerte lors qu'ils auraient une connaissance acceptable du français. Cette citoyenneté donnerait le droit, entre autres, de se présenter aux élections. Ses buts principaux : permettre aux québécois de mieux affirmer leur identité et protéger la langue française. Pour en savoir plus, lire le document officiel du projet de loi 195.

Notes aux détraqueurs de ce projet
: Le détail qui vous chicote - le fait que les québécois ne maîtrisant pas bien le français ne pourraient pas se présenter aux élections - fait pourtant du sens. En effet, pourquoi accepter un député ne se débrouillant même pas dans la langue officielle de la province ? Il me semble que ce n'est qu'un préalable juste que de demander à ce qu'il puisse nous comprendre et nous parler. Je comprends mal votre opinion. Aussi, il faut faire attention : ici on parle de se présenter aux élections, et non de voter! Le droit de vote pour tous n'est pas remit en cause.

En quoi consiste le projet de Constitution québécoise : À inscrire dans notre propre constitution les valeurs québécoises, à définir nos symboles, à protéger notre patrimoine et notre territoire et à soutenir la citoyenneté québécoise, la Charte des droits et libertés de la personne et la Charte de la langue française. Son but : définir notre identité en tant que nation et protéger cette identité et les valeurs qui y sont liées. Pour en savoir plus, lire le document officiel du projet de loi 196.

Il est à noter que ces gestes de souverainetés ne sont pas dédiés uniquement aux indépendantistes : tous les québécois seraient touchés de manière positive. C'est un projet rassembleur.

Je voulais vous inviter à prendre connaissance du projet, à y réfléchir, que vous soyez souverainiste ou non. Je crois que la vision de Madame Marois peut faire avancer le Québec, pas seulement vers une plus grande autonomie, mais aussi vers une plus grande fierté.
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Samedi 15 décembre 2007
À mon grand bonheur, quelqu'un (Élise) m'a fait découvrir exactement la pétition dont je rêvais depuis des semaines! Il s'agit d'une pétition concernant les agissements du gouvernement canadien à la conférence de Bali sur les changements climatiques.

Voici le texte exact de la pétition concernée :

Monsieur Harper : cessez de bloquer les pourparlers de l'ONU!

Des experts viennent de désigner le Canada comme le plus mauvais élève du monde en matière de changements climatiques : Stephen Harper cherche, en effet, à saboter toute chance d'arriver à un accord international au sommet du climat à Bali, cette semaine.

La politique climatique irréfléchie du premier ministre, grand défenseur des intérêts pétroliers, met à mal l'image du Canada dans le monde. Il ne reste plus que quelques jours pour sauver la réputation du Canada - et pour sauver la planète! Nous devons nous mobiliser massivement pour empêcher le premier ministre de bloquer le processus à Bali. Signez la pétition ci-dessous demandant à Harper de changer sa position et nous lancerons une grande campagne à travers le Canada en publiant le nombre exact de vos signatures dans divers journaux.

Signez la pétition dès maintenant!

Pétition à l'intention du premier ministre Stephen Harper :
Nous vous demandons de rester dans l'esprit des valeurs du Canada, de cesser de bloquer les pourparlers de l'ONU sur le climat et de commencer à travailler avec d'autres pays pour atteindre un accord mondial sur les changements climatiques.

C'est une pétition très importante, car elle ne parle pas seulement de la conférence de Bali : elle pourrait faire enfin comprendre au premier ministre que sa position sur l'environnement n'est pas la nôtre!

Je vous demande donc de signer cette pétition et de nous aider à sauver notre planète.

Pour signer, cliquer ici.

Merci à tous ceux qui le feront.
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Vendredi 12 octobre 2007

Si j'écris ce billet aujourd'hui, c'est que, en tant qu'étudiant du Cégep de Sherbrooke, je souhaite préciser mes opinions face à la grève générale illimitée qui menace de prendre forme au Cégep et face à ses enjeux. Je veux également présenter quelques bribes des débats fort intéressants qui ont eu lieu et qui ont toujours lieu sur le forum du portail Omnivox.

Mais avant toute chose, j'aimerais faire un appel à tous, contres ou pours la grève : Jeudi le 18 octobre 2007 à 10h30, VENEZ VOTER, IL Y A UNE LEVÉE DE COURS.

Ajout du 19 octobre : Heureusement, le vote est négatif : il n'y aura pas de grève.

MON OPINION

La gratuité scolaire : Je crois que c'est une belle idée et je comprends les gens qui disent que l'éducation est un droit, mais je crois que cette idée est irréalisable. De un, l'argent pour le faire n'est pas disponible. De deux, en permettant la gratuité scolaire, certains de ceux qui ne vont présentement pas à l'université par manque d'intérêt n’aurait plus aucune retenue  "étant donné que  c'est gratuit". Résultat: un gonflement énorme des dépenses en éducation, une chose impossible à financer, à moins d’augmenter les taxes, ce qui ne ferait que déplacer le problème. Je pense que le montant présentement demandé est juste car il empêche cette augmentation massive de la population étudiante universitaire désintéressée et fournit un peu de financement aux universités qui sont présentement en déficits.

Le dégel des frais de scolarité : Je suis à la fois pour et contre. Je ne sais pas à quel point les universités ont besoin d'argent et à quel point le gouvernement est dans l'impossibilité de leur venir en aide. Je sais une chose : le dégel proposé par le gouvernement Charest est horriblement trop lourd. Alors je crois, et je vais en surprendre plus d'un, que ce dégel devrait soit être annuler, ou bien diminuer, cela dépendamment du niveau réelle d'incapacité de financement du système d'éducation par le gouvernement.

La grève générale illimitée : Absurde. Une telle grève serait désastreuse pour une majorité d'étudiants qui sont au Cégep pour étudier. Beaucoup trop de temps perdu et de matière jamais enseignée. Trop d'échecs de cours. Les gens l'ayant vécu sont là pour en témoigner. Et du temps probablement reporté pendant les vacances, ce que personne ne veut. Trop peu de résultats, si l'on se fie aux grève précédentes. Je dit donc NON à une grève trop longue et trop coûteuse pour les étudiants. Je dit NON à une grève pour la gratuité scolaire, car je ne crois pas en cette idée.

Une solution, selon moi : Changer le format et le propos de la grève. Un grève de 2 ou 3 jours pour dénoncer le dégel des frais de scolarité, et non demander la gratuité totale et absolue. Dans ce cas, je serais prêt à voter pour au vote de grève de la semaine prochaine. Et d'autres, précédemment contre, se joigneraient certainement à vous.

N.B.: Le fait que je pourrais éventuellement voter pour une grève telle que décrite plus haut ne change en rien mon opinion de L'AÈCS. Je continue de croire que notre association étudiante ne mérite pas notre support par les méthodes qu'elle utilise et par sa non-représentativité (voir cet article).

INFORMATIONS, DISCUSSIONS ET OPINIONS

Voici quelques informations et opinions sur la grève générale illimitée, le dégel des frais de scolarité et la gratuité scolaire. La plupart des opinions proviennent des messages "Sondage pour la grève!" et "Moi, je m'en câlisse de ralonger ma session ! " accessibles sur le forum d'Omnivox. Si je republie ces messages ici, c'est qu'ils m'ont semblés intéressants. Il faut donc comprendre que je ne prétends pas présenter les deux côtés de la médaille, car je suis contre une grève illimitée. Je n'ai pas demandé de permissions aux auteurs de ces textes pour les citer ici, alors si quelqu'un souhaitait faire retirer son texte, il n'aurait qu'à me contacter. Bonne lecture!

Informations importantes à propos du vote de grève (tiré du site du Cégep)
Assemblée générale des étudiantes et des étudiants : jeudi 18 octobre 2007 avec suspension de cours de  10 h à 13 h 30. Lors de cette rencontre, l’assemblée sera amenée à se prononcer sur la tenue d’une grève étudiante générale illimitée.

Quelques faits concernant les conséquences négatives d'une grève général illimitée
J'ai dit :
Une grève générale illimitée dure plusieurs semaines (la dernière : 7 semaines). Cela fait en sorte que nous manquons plusieurs semaines de cours, bien évidemment. Il faut reprendre la matière manquée. Pour ce faire, il n'y a pas 500 choix :

1 - Annuler la session carrément et tout recommencer à zéro. Ce n'est jamais arrivé, heureusement, mais ça reste une possibilité.

2 - Allonger la session pendant les vacances des fêtes, ce que personne ne souhaite.

3 - Ne rien faire et condenser la matière. Sauf que condenser 7 semaines de matières, plus la matière qu'il restait à voir, en quelques autres semaines, c'est difficilement faisaible, surtout pour les gens en techniques. Résultat : nous ne recevrons pas toute la matière essentielle à la suite de nos études.

Alors ceux qui disent que le camp du non ne se base pas sur des faits, je me demande bien comment vous régler le problème des semaines de matière que nous allons manquer.

Quelques faits sur le dégel des frais de scolarité
David Auger a dit :
Sans entrer dans l'historique complet et dans une interminable énumération de chiffres complexes, disons simplement qu'à la fin juin 2007, le gouvernement Charest a donné le feu vert au dégel des frais de scolarité. De 2007 à 2012, les étudiants inscrits à une session de 15 crédits devront débourser 50 $ de plus à chaque session.

Ainsi, en 2011-2012, une personne paiera 500 $ de plus qu'en 2007-2008. À titre d'exemple, un étudiant au baccalauréat en enseignement (4 ans) qui débute cette année verra sa facture totale d'université être majorée de 1000 $.

Ce que le Cégep en dit (tiré du site du Cégep)
Les conséquences d’une grève
Conformément au calendrier scolaire qui a été élaboré dans le respect du Règlement sur le régime des études collégiales (RREC) et adopté par le Conseil d’administration du Cégep,
• les journées perdues devront être reprises à compter du 3 janvier 2008
• le début de la session d’hiver sera reporté en fonction du nombre de jours perdus et du nombre de jours nécessaires à la préparation de la nouvelle session. Cela décalera d’autant la fin de la session d’hiver.

À propos de la campagne du camp du Non
Jean-Philippe Robichon Leclerc a dit :
Ça n'en vient quasiment ridicule...mais malheureusement vos mentries fonctionnent.....pour l'instant.

Ma réponse :
Si ce que nous disons marche, c'est peut-être parce que les gens se rendent compte que nos dires sont basés sur des faits. Les gens ne sont pas fous. Quand vous leur dites que malgré la perte de 7 semaines de cours, tout sera beau et merveilleux, qu'ils ne perdront aucune matière, ils se doutent qu'il y a anguille sous roche. Faut pas prendre les gens pour des caves.

À propos des coûts d'études au Canada
David Auger a dit :

Comparaison entre Université du canada par province ( année 04-05 )
C-B: 4452$
Alb: 4604$
Sask: 4324$
Man: 2940$
Ont: 4334$
----- QUEBEC ---- : 1939$
NB: 4706$
NE: 5868$
IPÉ: 4350$
TN: 2550$
Comparaison entre CÉGEP du canada par province ( 04-05 )
C-B: 2720
Alb: 3089$
Sask: 3156$
Man: 1292$
Ont: 1820$
----- QUEBEC ---- : 0$
NB: 2500$
NE: 2400$
IPÉ: 3250$
TN: 1452$

À propos des coûts d'études en Europe et à l'International
Philippe Blanchette a dit:

[À propos de la section précédente] Exposé de cette façon, avec que des valeurs empiriques, nous pouvons en effet avoir l'impression que nous payons moins cher qu'ailleurs au Canada. Toutefois, il faut ajouter à cela la variable du revenu moyen par habitant, qui est au Québec, un des plus bas après Terre-Neuve. Terre-Neuve est empiriquement la province qui paie le moins cher, mais si on considère le % du revenu que les habitants de cette province paie pour l'éducation, Terre-Neuve est une des provinces qui paie le plus cher. Bref, il faut aussi garder en tête que l'on ne doit pas se comparer à pire que nous, mais bien à ce qui se fait de meilleur, un système d'éducation gratuit et de qualité comme dans les pays scandivanes, tel la Suède et la Finlande.

Ma réponse :

Pas sur que de se comparer avec des pays qui sont dans un contexte complètement différent soit si efficace que ça.On peut bien entendu s'instruire des autres systèmes partout dans le monde. Mais dire que nous payons cher nos études parce que c'est gratuit ailleurs, c'est autre chose, c'est faire fi de plusieurs facteurs. Comparer une province avec une province c'est réaliste, comparer le Québec avec la Finlande, ça peut nous instruire et de nous donner des idées, mais ça ne nous permet pas de dire que nous payons trop cher.

Et pour le système européen, je ne dis pas qu'il est impossible d'en adopter un à cause qu'ils ne sont pas comparables, mais parce qu'ils ne sont pas compatible avec notre société. Pour le faire, il faudrait changer un tas de choses, dont les mentalités, la culture, et surtout la situation financière du Québec, ce qui ne se change pas du jour au lendemain.

Il me semble que c'est pas bien compliqué de comprendre que nous ne pouvons pas instaurer le même système d'éducation qu'un pays qui n'a pas les même moyen que nous, qui a une histoire et une culture différente et qui possède un contexte social et politique complètement différent!

À propos du 550 millions pour la gratuité scolaire

Jean-Philippe Robichon Leclerc a dit:
La gratuité scolaire coûterait 550 millions par an. Certain dise même 300 millions. C'est trop cher ? Moi je répond que c'est un choix de société.

Ludovic Duquette Dépatie a dit:
Ton calcule du 550 millions ne tient pas la route car si je cite Phillipe Blanchette (coordonateur de l'association étudiante du cégep de sherbrooke) la gratuité scolaire couterait 550 millions par année + 440 millions pour régler le problème de sous-financement.  Si on prend en considération que les frais réliés à l'éducation bloque énormément l'accès au étude superieure il faudrait que le calcule tienne compte d'une augmentation massive d'étudiants aux études supérieures, ce qui augmentrait le cout de la gratuité scolaire ce qui au total pourrait faire que la gratuité couterait près d'un milliard de dollards. On est plus au petit 550 millions là. Ça fait réfléchir.

À propos de l'idée de la gratuité scolaire
Vincent Bilodeau a dit:
Vous vous plaignez tellement... mais vous ne realisez pas que ca coute dejà pas cher l'école... moins cher qu'à bien des endroits. Je prefererais dejà qu'on se batte pour que le gouvernement aide les pays ou ce n'est vraiment pas donné d'aller à l'ecole, plutôt que de rendre ça gratuit ici... et puis d'ailleurs, le gouvernement reprendrait cet argent avec des taxes ou whatever... Je pense que la gratuité est une idée stupide, que ceux qui prônent cette idée sont égoistes et gourments. "Ca serait bien si l'école était gratuite".... car c'est un droit et non un privilège? Et la nourriture elle? Le droit à la vie alors qu'il y en a qui meurent de faim? Ouais on devrait rendre aussi la nourriture gratuite... et les maisons? Tout le monde a droit d'avoir un endroit pour se loger! Ce n'est pas un privilège, mais un droit! Toutes les maisons devraient être gratuites! Franchement, si on raisonnait comme ca tout le temps, ce serait absurde. Dejà que la cause est absurde, l'idee que le gouvernement l'appuit le serait encore plus.

À propos de l'individualisme dans les camps du Oui et du Non

Philippe Blanchette a dit:
Pour ceux qui disent que ceux qui vont voter Oui à grève ne veulent simplement pas payer leur éducation, vous êtes premièrement dans l'erreur. Les personnes qui voteront pour la grève dans l'espoir d'aller combattre pour la gratuité scolaire savent très bien qu'elle ne sera pas instaurée de leur vie d'étudiant. Ils et elles votent pour la grève pour que les générations futures puissent profiter d'une éducation gratuite accessible et de qualité.

Et sans vouloir poser de jugement de valeur, le discours de gens contre semble être, "je ne veux pas perdre ma session" une "possibilité" qui les frapperait dès maintenant. Donc, outre les gens qui se positionnent en faveur du dégel, les gens qui voteront contre la grève parce qu'ils et elles craignent pour leur session le font sans doute de façon individualiste. Cependant, il ne faut pas juger les gens sur leur individualisme puisque nous vivons dans un monde individualiste ou il est difficile de ne pas se conformer à la penser dominante.

Ma réponse :
Tu ne fais que répéter ce à quoi j'ai déjà répondu. Ça c'est ta façon de voir. Il est possible d'inverser les rôles comme je l'ai expliqué. Il y a des gens individualistes dans les deux camps et d'autres qui votent oui ou non par conviction. Je vote non parce que je suis contre la gratuité scolaire. Si vous demandiez quelque chose qui me tient à coeur, l'argument de perdre sa session aurait beaucoup moins de poids pour moi, quoique je la considèrerait aussi pour tous mes amis qui eux n'ont pas non plus le temps de la perdre. Et si je suis contre la gratuité scolaire, ce n'est pas parce que je me suis "conformer à la pensée dominante", parce que si c'est ce que j'aurais fais, j'aurais été pour (à moins que je sois fou, la majorité des étudiants veulent la gratuité). Je ne suis pas contre sans y avoir penser, c'est une opinion réfléchie.

Alors si tu veux continuer de dire aux gens que les gens voulant voter NON à la grève sont des individualistes fait le. Mais tu sauras que c'est un mensonge, autant que je si je disais que les gens votant OUI sont seulement des étudiants en sciences humaines et art et lettre qui ont du temps à perdre. Nous vivons dans un monde où il est difficile de ne pas généraliser.

À propos de la baisse d'impôt...

Jaouad Laaroussi a dit:
Moi je crois que tu ne t'informes pas assez pour voir que le dernier budget a amputé le gouvernement de 4 milliards 790 millions avec l'abolition de la taxe sur le capital et une baisse d'impôt principalement pour les riches. En comparaison le dégel rapporte à terme de quoi comme 150 millions au gouvernement et établir la gratuité scolaire couterait 550 millions. Ce n'est donc pas un dilemme de finance publique mais un choix politique que le gouvernement fait!

Ma réponse :
Je suis d'accord avec toi, avoir mis cet argent en baisse d'impôt était stupide et irresponsable de la part du gouvernement. Surtout qu'il s'agit là d'argent qui ne reviendra pas les années suivantes, créant un trou dans les finances publiques pour le futur.

Tu es assez intelligent pour comprendre que si le gouvernement avait mis une partie du montant dont on parle, soit 550 millions, pour la gratuité scolaire l'année passé, ce même trou se serait créé, car il n'aurait pas plus eu d'argent pour financer la gratuité les années suivantes.

On en revient donc à la même conclusion : l'argent ne pousse pas dans les arbres.

À propos des actes du gouvernement

Jean-Philippe Robichon Leclerc a dit:
C'est en rapport à un gouvernement néo-libéral qui augmente les frais de scolarité des étudiants, et qui en même temps, dans le même échéancier, va baisser progressivement la taxe sur le capital jusqu'à 0 % !

Ma réponse :
Pourquoi tu penses que c'est ce que le gouvernement fait? Les gens chialent aussi pour les taxes, les impôts, les frais de toutes sortes... Je ne dis pas qu'ils ont fait le bon choix en décidant de baisser les taxes (c'est même assez ridicule), mais faut bien comprendre que les étudiants ne sont pas les seules à chialer (en passant, quand j'utilise le terme chialer, ce n'est pas péjoratif, je pourrais aussi bien dire être mécontent de). 

Oui l'argent est mal gérer, je crois qu'on s'entends pas mal tous la dessus. Mais dans le cas où ce ne serait plus le cas (et j'imagine que c'est vous qui seriez capable de faire mieux), pourquoi donner toute cette argent aux étudiants pour la gratuité scolaire? D'autres membres de la société la méritent autant, et même plus.

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Jeudi 6 septembre 2007
Ces dernières semaines, j'ai entendu et lu des propos sur ce fameux "Nous" que Mme Marois a choisi d'adopter dans ses discours. Le Nous québécois. Certains comprennent le réel sens de ce mot, d'autres l'écorchent et l'utilisent pour faire dire au parti québécois des choses qu'il ne pense pas. Toutes ces querelles absurdes m'ont interpellés et j'aimerais amener mon point de vue sur le sujet, en utilisant un article de la Presse de cette semaine, soit Nous et eux de Lysiane Gagnon (6 septembre).

Dans son texte, Mme Gagnon déclare :

"Pauline Marois devrait peut-être emprunter les manuels de grammaire de ses enfants. Elle y réapprendrait le sens des pronoms. Notamment le sens du pronom «nous», qui désigne (voir le Petit Robert) «un groupe auquel celui qui parle appartient».   

D'où il s'ensuit qu'en toute logique, il y a des individus qui ne font pas partie du groupe, et qu'on désignerait par «eux» ou «ils». Pardon pour la lapalissade, mais si tout le monde faisait partie du groupe, il n'y aurait pas de groupe. Il n'y aurait qu'un grand tout indistinct. Autrement dit, il ne peut pas y avoir de «nous» inclusif, cela serait un oxymoron.


Mme Marois, sans le dire explicitement, tentait de retourner à la source même du mouvement indépendantiste, qui repose effectivement sur l'existence d'une nation canadienne-française, ou, si l'on préfère, de la nation québécoise de vieille souche française. Mais elle allait vite déraper sous le feu des questions des reporters. La minorité anglophone? Elle fait partie du «nous»! «Tout le monde est 'nous'«, dit-elle, «tous ceux qui vivent au Québec sont 'nous'«.

Et Mme Marois de retourner bien vite à l'orthodoxie actuelle du PQ, en confondant le groupe dont elle parlait plus haut et dont elle évoquait en filigrane les 400 ans d'histoire, et «la majorité francophone», un terme qui englobe aussi bien les immigrés rwandais ou maghrébins, qui sont des francophones. Eux aussi font donc partie du «nous»? Mais alors pourquoi avoir mis l'emphase, serait-ce à mots couverts, sur la vieille nation canadienne-française, si elle ne voulait parler que de l'ensemble des habitants du Québec?
"

L'auteure de ce sophisme possède une très bonne logique mais ne sait malheureusement pas l'appliquer. Il existe en effet des gens désignés par "eux", puisqu'on parle de "nous". Mais le Nous définit les québécois face aux canadiens et non pas les québécois de souche face aux "autres québécois". Là est l'erreur que j'ai souvent vue et qui a menée aux incongruités de ces deux dernières semaines à propos d'un Nous dont les "nouveaux-québécois" seraient supposément exclus. La chef du parti québécois croit comme la plupart des souverainistes que les immigrants qui viennent vivent au Québec sont de vrais québécois, d'où le nous inclusif. Peut-être pas inclusif grammaticalement, mais bien inclusif au vrai sens (parce qu'il y a autre chose que la grammaire dans la vie), c'est-à-dire socialement.

Se battre pour le Québec et pour les québécois, peu importe si c'est pour mener à un pays distinct ou pas, c'est se battre pour le Nous de Pauline Marois.
Pourquoi alors mettre l'emphase sur "la vieille nation canadienne-française" nous dites vous. Je croyais que c'était clair, il semble que non. La réponse est simple : les québécois de souche sont le fondement du Nous des souverainistes. Ils sont le noyau, car c'est par eux que passe l'histoire du Québec et les valeurs québécoises. Ceci dit, cela n'empêche pas les québécois non de souche de profiter de l'idéologie de la souveraineté et de promouvoir les valeurs du Québec. Ils ne peuvent que faire parti du nous. Mais parce que l'histoire du combat pour un pays passe par cette "vielle" nation québécoise, il est important de parler d'elle comme d'une partie importante du Nous québécois.

"On touche ici au dilemme épineux du mouvement souverainiste, né de l'humiliation des Canadiens-français d'il y a 40 ans. Le nationalisme ethnique, avec la survie de la langue, était le grand élément mobilisateur. L'humiliation n'est plus, et la langue est sauvée. À notre époque et dans le contexte contemporain du Québec, le nationalisme ethnique n'a plus de raison d'être. Cependant, le nationalisme civique, fondé sur le territoire plutôt que sur une histoire nationale, est un concept froid et désarticulé."

Soit, Mme Gagnon, vous avez mal compris la souveraineté, soit vous êtes réellement de mauvaise foi. Je réfère mes lecteurs à un article sur les fondements de notre combat de nos jours qui exprime exactement ce pourquoi  "dans le contexte contemporain du Québec" la souveraineté à sa place : Pourquoi la souveraineté? (J'aimerais également faire un aparté pour proposer cet article à l'auteur du texte De quel «nous» parle-t-on? publié dans La Presse du 1er septembre, Jean-François Marcoux. Sa dernière phrase "Pourquoi être Canadien empêcherait-il d'être aussi Québécois?" me force à réagir. Il trouvera réponse à cette question dans mon billet, en particulier aux points 4, 5, 7 et 8.)

Pauline Marois utilise simplement le Nous pour marquer plus clairement les incontestables différences qui nous séparent des autres canadiens. Il n'y a rien ni personne qui met à part les immigrants québécois, sauf peut-être certains journalistes qui semble en décider ainsi à la place de la chef du PQ en manipulant ses dires.

Le Nous est symbole du combat québécois pour une liberté de gouverner selon nos valeurs québécoises, fort différentes de celles des canadiens du reste du Canada.

Le Nous c'est les québécois qui veulent ou non le pays, car nous habitons tous dans la même société et nous vivons tous les mêmes réalités québécoises. Se battre pour le Québec et pour les québécois, peu importe si c'est pour mener à un pays distinct ou pas, c'est se battre pour le Nous de Pauline Marois.

C'est aussi simple que ça.

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Lundi 20 août 2007

Pour ceux qui ne le sauraient pas, l'AÉCS est l'association étudiante de notre cégep, le cégep de Sherbrooke. Ce qui m'amène à écrire aujourd'hui, c'est une absurdité que j'ai lue dans leur journal, le Porte-Voix, distribué à tous les étudiants lors de la prérentrée. On peut y lire, sur la première page : "L'AÉCS est représentative des étudiants et des étudiantes du Cégep en basant son discours et ses actions sur les décisions prises en assemblées générales, l'instance supérieure du syndicat.". C'est totalement ridicule, car l'AÉCS est loin d'être représentative. Je m'explique.

Comme à chaque automne, notre association sortira ses pancartes et ses hauts-membres du placard pour "informer" les nouveaux arrivants au cégep de leurs revendications et des raisons d'une probable grève générale illimitée. Et puis il y aura assemblée générale, où les nouveaux iront voter pour ou contre la grève sans avoir été informé correctement. Pourquoi mal informé? Parce que l'AÈCS n'informe pas ses membres comme elle le prétend, elle les dirige vers la voie qui leur convient à eux, les hauts-membres du syndicat étudiant.

Pour que les étudiants de première année soit réellement INFORMER, il faudrait que l'association leur expose les pours et les contres de la grève, au lieu de leur faire miroiter un seul côté de la médaille. Ainsi, les nouveaux étudiants, n'ayant jamais voté pour "choisir" les idées que l'AÉCS défend, pourraient voter en toute connaissance de cause.

Il est facile pour l'association étudiante de dire, en exposant une seule partie des faits, que parce qu'elle base ses revendications sur les résultats d'assemblées générales, elle est représentative. Le problème, c'est qu'elle truque les résultats en distribuant de l'information triée selon qu'elle convient ou non à leur position. Le cercle vicieux peut honorable qu'elle utilise pour garder ses idées en avant me semble assez clair et hypocrite:

1. Par leur campagne d'information à chaque automne, ils convainquent facilement les nouveaux arrivants du "bien-fondé" de leurs opinions, puisqu'ils n'ont aucune compétition et que les étudiants ne sont informés que de ce que l'AÉCS veut bien les informer.

2. À l'assemblée générale, ils réussissent à faire voter à nouveaux leurs revendications avec l'aide des votes de ces mêmes étudiants.

3. Ils peuvent se dire "représentatif" de l'opinion des étudiants, ayant fait une campagne déloyale pour y arriver.

4. Le cercle recommence l'année suivante.

Lors d'une assemblée générale peu avant la fin de la session d'hiver 2007, il a été proposé qu'un "camp" du non soit inclus à la campagne d'information de la session d'automne que nous allons commencer dans quelques jours, afin de permettre aux nouveaux étudiants de former clairement leur point-de-vue. Évidemment, cette proposition a été rejetée.

L'AÉCS ne peut donc pas se dire représentative.

J'aimerais quand même inviter tous les nouveaux arrivants au Cégep ainsi que tous les étudiants à voter lors de l'assemblée générale qui viendra bientôt, en prenant toutefois garde de bien analyser les arguments de l'AÉCS, puisqu'aucun comité du non ne pourra vous informer de son point de vue. C'est en faisait cela qu'on pourra arriver à une vraie association étudiante représentative.

Bonne rentrée!

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Vendredi 27 juillet 2007
Une entrevue au Téléjournal de Radio-Canada avec Hervé Kempf, journaliste au journal Le Monde, hier, m'a grandement interpellée. Il explique comment, selon lui, les riches détruisent la planète, et faisant la promotion de la croissante à tout prix. Il a d'ailleurs écrit un livre à ce sujet : Comment les riches détruisent la planète. J'ai relevé certains de ces propos que je trouvais intéressant, pour les partager avec vous. Les voici :

Il dit, en parlant de la couche dirigeante de gens riches : "Il y a une inégalité qui est énormément creuse et qui effectivement est constituée d'une classe dirigeante, une couche dirigeante - moi j'ai envie d'appeler ça une oligarchie, c'est à dire un groupe relativement restreint de gens qui a la majorité des pouvoirs et qui vit entre-elle sans trop se préoccuper de ce que pense les autres. [Cette oligarchie] a un effet nuisible parce que [ses membres] accumulent les privilèges et les ressources, ils ne veulent pas les partager, ils détiennent les leviers de pouvoirs, ils sont extrêmement conservateur - donc ils nous empêchent d'évoluer -  et ils répandent un modèle de consommation qui est extrêmement nuisible."

Puis, sur le PIB : "Le PIB est un instrument biaisé de mesurer l'évolution de l'économie car il ne mesure tout simplement pas les dégâts sur l'écologie. On est exactement dans le cas d'une entreprise qui regarderait l'évolution de son chiffre d'affaire, mais qui ne compterait pas l'amortissement de ses équipements. Et donc, dans ce temps là,  on a l'impression d'être très riche, d'être très prospère, mais ce qu'on ne voit pas, c'est qu'on est en train de saccager la base même de la production dans laquelle on est."

Finalement, il propose des solutions : "Première chose, bien identifier notre maladie. La maladie de notre société à l'heure actuelle c'est d'avoir cette double crise écologique et cette crise d'inégalité et d'injustice sociale. Après, comment ont agit, on ne va pas le faire d'un coup de main, ça va prendre du temps mais on peut déjà jouer sur la politique fiscale, qui est un levier de la politique publique extrêmement important. [...] Depuis 10 à 15 ans, dans tous les pays - en Allemagne, en France, aux États-Unis, au Canada, au Japon - la fiscalité sur les riches et les entreprises a diminuée : c'est quand même extraordinaire, alors qu'ils sont de plus en plus riches! Donc renverser les choses : détaxer l'écologie, détaxer le travail, retaxer les surconsommations et retaxer les hyper-riches. Relancé par exemple l'idée d'un revenu maximale acceptable. Est-ce qui est normal que des gens gagnent 150 ou 200 fois plus que le salaire moyen ? Est-ce qu'il y a des gens qui valent humainement 200 fois plus que quelqu'un d'autre? Non. Donc on pourrait dire : on n'admet pas une différence de plus de 40 ou 50 fois plus, ce qui est déjà pas mal."

Pour voir l'entrevue au complet, vous pouvez cliquer ici.

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Vendredi 13 juillet 2007

Ce matin, j’ai lu La Nouvelle et l’article de François Fouquet intitulé « Résumé de lectures… » m’a particulièrement interpellé. Le journaliste discourt, entre autre, des mécontentements causés par l’annonce de futures nouvelles lois de sécurité routière par la ministre des Transports, Julie Boulet, la semaine dernière. Ses mots m’ont amené à réfléchir à la pertinence des propos de ceux qui se plaignent alors qu’ils n’ont aucune raison valable de le faire.

Je m’explique. Prenons  justement l’exemple de M. Fouquet à propos de la sécurité routière. De quel droit les gens ne respectant pas les règles de sécurité sur la route se plaignent-ils? Évidemment, ils peuvent donner leur avis, nous sommes dans une société où les opinions peuvent être exprimées librement. Mais franchement, méritent-ils seulement qu’on les prenne au sérieux?

François Fouquet image très bien ce que je veux dire. Il écrit, avec sarcasme : « Non, mais… Enfreindre ainsi la liberté de conduire vite ou de parler au cellulaire de la main droite pendant qu’on prend une gorgée de café de la main gauche en écoutant de la musique assez forte pour nous empêcher d’entendre des sirènes des véhicules d’urgence, c’est pas sérieux, quand même! Et puis, bloquer les camions à 105 km/h, ça équivaut à les empêcher de gagner leur vie. Et subitement, tout le monde aura un beau-frère qui conduit bien, et n’a pourtant jamais suivi de cours… ».

Il faut savoir que les nouvelles normes de sécurité routière se résument à ceci :

  •  
  • Sanctions plus sévères pour les excès de vitesse et l’alcool au volant
  •  
  • Radars photographiques et caméras aux feux rouges
  •  
  • Interdiction du cellulaire au volant
  •  
  • Cours de conduite obligatoires
  •  
  • Installation de limiteurs de vitesse à 105 km/h sur les camions

Pour plus d’information à ce sujet,  vous pouvez lire Sécurité routière : Québec amorce un virage.

Donc, ceux qui chialent contre ces modifications au code de la route le font pour quelle raison? Ils clament l’argument de l’atteinte à leur liberté. Leur liberté de quoi ? Celle de conduire trop vite, saoul et distrait. Alors c’est qu’ils n’ont pas compris la notion de liberté.

La liberté ce n’est pas de faire ce que l’on veut, quand on le veut. Ce n’est pas non plus l’absence de contraintes. Non, en fait la liberté se résume à cela : c’est le pouvoir d’agir selon notre volonté tout en respectant les autres.

Or, à moins que je sois devenu complètement débile et illogique, il me semble que de conduire de façon dangereuse sur la route en manquant de blesser ou de tuer quelqu’un à chaque fois n’est pas très respectueux de la liberté des autres de vivre et de conduire en paix. Je ne suis pas le premier à le dire, notre propre liberté s’arrête où celle des autres commence.

J’ai également entendu des gens se lamenter sur des dizaines d’autres sujets du genre. Toujours au nom de la « liberté ». Je pense à la loi anti-tabac, qui a faite des milliers de fumeurs mécontents. « Et notre droit de fumer ? C’est une atteinte à notre liberté». Votre droit de quoi !? Je m’excuse, mais il ne s’agit pas d’un droit, mais d’un privilège qui vous as été donné au siècle dernier, alors qu’il y avait un manque de connaissance sur le sujet et sur les conséquences de la cigarette. Maintenant que l’on sait, on devrait vous laisser la « liberté » d’intoxiquer volontairement votre personne et votre entourage ? C’est encore l’ignorance du fondement même de la liberté et l’égoïsme qui vous fait parler. Et la liberté des non-fumeurs de ne pas mourir d’un cancer des poumons à 35 ans à cause de votre choix de vous tuer à petit feu, vous y avez pensé?

Tout ça pour dire que, selon moi,  les gens qui chialent sans raison valable ou sans connaître ce que signifie le mot « liberté » devraient parfois réfléchir davantage à leurs propos. Ils peuvent continuer à se plaindre, c’est leur droit. Ils ont même le droit de se sentir brimé. Mais ils devraient laisser de côté l’égoïsme et l’orgueil pour se dire que la liberté, ce n’est pas juste pour soi, c’est aussi pour les autres.

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Samedi 23 juin 2007
Alors que le sénat a adopté hier une loi obligeant M. Harper à suivre le protocole de Kyoto, ce-dernier refuse de reconnaître cette loi :

"Le premier ministre Stephen Harper a continué de minimiser la portée de la loi C-288, obligeant le gouvernement à respecter le protocole de Kyoto, qui a reçu la sanction royale vendredi. [...]

M. Harper a continué de s'appuyer sur trois décisions du président de la Chambre des communes, selon lesquelles le projet de loi C-288, présenté à l'origine par le député libéral Pablo Rodriguez, pouvait être débattu parce qu'il s'agissait d'une loi non budgétaire. Cela voulait dire que la loi, une fois adoptée, forçait le gouvernement à présenter un plan, mais ne l'obligeait pas à faire de dépenses pour le réaliser. [...]

En avril, le ministre de l'Environnement, John Baird, avait affirmé, étude à l'appui, que la réalisation des objectifs du protocole conduirait à une catastrophe économique au Canada. « Le gouvernement ne mettra pas de l'avant des mesures pouvant affaiblir l'économie canadienne », a martelé Stephen Harper, vendredi, ajoutant qu'il avait « le devoir de respecter et de protéger l'économie et les travailleurs ».
Radio-Canada

Et bien j'ai une question pour vous M. Harper : Quelle économie sauverez-vous lorsqu'il n'y aura plus de Canada? Je suis désolé, mais pour réparer les énormes erreurs que les générations précédentes ont faites au point de vue environnemental, il va falloir faire des sacrifices. Car à l'heure qu'il est, on ne peut pas tout avoir, il est déjà trop tard. Et qu'aimeriez-vous entendre dans les livres d'histoires de l'avenir? "Le Canada fût le premier pays à comprendre qu'il fallait sacrifier l'économie pour sauver l'humanité des désastres qu'elle avait elle-même créée." ou bien "Le Canada s'accrocha égoïstement à son économie pour un jour la voir disparaitre sous les eaux." ? L’économie est importante M. Harper. C’est votre échelle de priorité qui serait à revoir : entre l’environnement, et donc notre futur à tous, et l’économie vous préférez l’économie. Je trouve dommage que vous ne soyez pas immortel : ainsi au moins, vous pourriez voir les désastres et les malheurs auxquels vous avez participé.

   
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