Venise

Publié le par Maxime Jobin



Dans l'avion, au dessus des Alpes dont on peut voir les pics enneigés, nous sommes impatients d'enfin poser pied à Venise. Le voyage est planifié depuis déjà quelques mois, c'est l'aboutissement de notre séjour en Europe. J'ai quitté Lille avec une boule à la gorge, mais au moins l'air salé de Venise est là pour m'accueillir. Nous arrivons tard le soir, exténués, mais nous apprécions tout de même le vaporetto - bateaux de Venise qui font office de système d'autobus et qu'on nomme vaporetto par habitude, puisqu'ils fonctionnaient autrefois à la vapeur - qui nous amène à notre auberge de jeunesse. Et l'air marin, froid mais réconfortant, qui glisse sur nos vêtements et sur notre peau et qui se fait déjà une place dans nos souvenirs.

Le lendemain matin, une vue splendide, presque irréaliste, nous attend devant l'auberge. C'est l'immense canal séparant l'île de Giudecca et le quartier Saint-Marc qui nous dévoile sa beauté, avec tout l'éclat et la grandeur que je lui connais maintenant. Nous ne pouvions nous attendre à cela le soir précédent, nous sommes émerveillés. Après un petit-déjeuner sommaire de pain et de... pain, nous fonçons à vive allure à travers ce spectacle vivant de lumière et de couleurs pour nous rendre, par vaporetto, bien sûr, à la place Saint-Marc, tout près.

Je pense à Venise et à Marc, deux amis, quand je découvre cette plazza faisant partie du patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est que l'ironie est à son paroxysme quand on y pense : Marc qui est le mari de Venise, la femme, et Saint-Marc le patron de Venise, la ville. La Basilique et le Palais des Doges nous surplombent, mais nous décidons d'admirer les détails de leur architecture le lendemain devant la longueur des files pour s'y introduire. Le musée Correr nous tente davantage, pour ses peintures et ses salles sur l'histoire de la ville, et nous arrivons même à prendre une photo magnifique de la place par la fenêtre du musée - c'est pourtant interdit!

En sortant du musée, nous nous dirigeons vers l'Arsenal, le chantier naval qui a vu naître l'empire vénitien, puis nous nous promenons un peu à travers les ruelles et les canaux. On comprend rapidement la réputation de labyrinthe de Venise, avec ses culs de sacs et l'impossibilité de traverser les canaux sauf à l'aide de ponts qui ne sont pas si fréquents qu'on pourrait s'y attendre. Notre but est de rejoindre la Ca'Macana, une maison-boutique de masques vénitiens que Sabrina a trouvée sur le net. Il faut dire que les masques à Venise, c'est quelque chose, une véritable tradition : comme j'aurais aimé voir le carnaval de Venise avec tous ses gens costumés! On finit par trouver l'endroit, puis, après quelques promenades supplémentaires et un souper de pizza et de pâtes - évidemment! - , nous retournons à l'auberge pour ne retrouver la place Saint-Marc que de nuit, illuminée, mais pas autant que la Grand' Place de Lille...

Pour pouvoir se promener à travers les étales des marchés de Venise près du Pont du Rialto, nous nous levons tôt le matin suivant. Le trajet en bateau est plutôt long vers Rialto, mais nous aimons nous faire bercer par les flots. Malheureusement, peu de kiosques sont ouverts au marché et seuls des fruits et légumes sont offerts. Nous sommes déçus, mais tout de même content d'avoir visité ce quartier et vu le pont le plus connu de Venise. Le reste de notre avant-midi se passe dans le ghetto juif. Nous nous informons aussi pour le prix d'une promenade en gondole, mais ce dernier nous fait peur : 80 euros. On repassera.

C'est en après-midi que nous retournons à la place Saint-Marc pour visiter la basilique et le Palais des Doges. Ce dernier nous impressionne grandement, tant par son architecture qui en impose que par son histoire en tant que résidence des doges, les dirigeants de la feu république de Venise. L'or, le bois brillant, les plafonds peints et la pierre me rappellent un peu le château de Versailles, mais en encore plus émerveillant et diversifié. En même temps, les toits du palais nous protègent des quelques minutes de pluie seulement qui ont fait partie de notre voyage sans que nous ne nous en rendions vraiment compte. Lorsque nous sortons des voûtes et des arcs du palais, le beau temps revient rapidement et nous permet de faire une dernière promenade sur les rives de Venise, avant le souper puis le retour.

Même si je ne suis pas trop "souvenir matériel", je me suis quand même acheté un masque qui m'obsédait depuis la première journée. Il était trop beau et intrinsèquement lié à l'endroit pour que je le laisse là-bas. Je ne regrette pas du tout d'avoir choisi Venise comme destination finale de notre séjour en Europe. Un autre monde que cette ville sur l'eau.


Encore des photos





En photos

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Dans le texte
(1) Vue de Venise depuis le pont du Rialto.
(2) Venise vue de ma chambre.
(3) Place Saint-Marc.
(4) Les canaux, ruelles et gondoles de Venise.
(5) Oh sole mio!
(6) Le Palais des Doges.

Section "Encore des photos"
(1) Venise, tout simplement.
(2) Venise et ses campaniles (clochers).
(3) Tout près de notre auberge.
(4) Les masques vénitiens.
(5) Rive côté place Saint-Marc du canal séparant l'île de Giudecca et le quartier Saint-Marc.
(6) Typiquement italien!

En video



Publié dans Stage à Lille 2009

Commenter cet article

helenablue 19/05/2009 15:56

Ah Venise !!!
Et Venise ...

Que ce soit celle d'Italie ou de Eastman , l'ai porte toutes deux dans mon coeur ...
Joli billet, Maxime.

Amitiés.
Blue

Maxime Jobin 19/05/2009 16:04


Même chose pour moi. ^^


Lucie 15/05/2009 16:44

Argh! je suis trop nostalgique!
Le vaporetto, le quartier Santa Elena, les dédales,les cafés musicaux, l'Accademia... cruel, va!

Maxime Jobin 23/05/2009 03:14


:P


Venise 15/05/2009 00:18

Je me peux pu là ! Un billet juste sur moi ... Hi Hi ! Une tournée à travers tes yeux, tes mots, merci bien !

Les photos ont une luminosité assez surprenante, comme s'il y a avait un léger filtre, et malgré tout très claire, rien à envier à n'importe quelle carte postale, surprenant. Mais j'avoue que je suis charmée par la mosaïque linge cordé d'une maison à l'autre. Ça, ça nous sort du circuit touristique, j'adore. Et la masquée royalement rouge, eh bien, c'est comme ... comme ... euh, aussi joyeux que le festival de Venise.

Vidéo volée de pigeons ... ah bien, là j'avoue que c'est le bonus. Foi de site web (c'est une inside) !

Maxime Jobin 15/05/2009 01:06


Et non, il n'y a aucun filtre, et les photos rendent très bien la lumière de Venise, c'est ce qui a de bien.

C'est quoi ce truc de foi de site web? haha