Cologne - Köln

Publié le par Maxime Jobin


Si j'avais déjà senti le parfum de l'Eau de Cologne, j'étais loin de me douter qu'un jour je respirerais celui de la vraie eau de Cologne, l'eau fluviale du Rhin. En fait, jusqu'à il y a encore quelques semaines, Cologne n'était pour moi rien d'autre qu'un parfum. La ville d'Allemagne, j'allais la découvrir ce weekend, fébrile à l'idée de passer une nouvelle frontière et de m'essayer au décryptage de la langue allemande.

Ainsi, après plus de cinq heures en car, l'immense cathédrale de Cologne pointait ses deux grandes tours à l'horizon. Notre premier acte fut de déjeuner sur la  vaste place l'entourant, un délicieux sandwich au poulet en main et l'admiration dans les yeux. Évidemment, nous n'allions pas rater d'y pénétrer pour la voir de l'intérieur, comprendre comment une telle immensité est possible architecturalement. Parce que cette haute église est la troisième plus grande au monde, il était aussi inévitable de faire l'ascension de l'une de ses tours, l'idée étant aussi de voir le plus beau panorama qu'il existe de Cologne. 509 marches, escalier en colimaçon... la montée est pénible mais vaut tous les essoufflements. Parce que tout en haut, ce n'est pas que le Rhin, les bâtiments médiévaux et la ville que nous pouvons admirer dans toute sa grandeur, c'est aussi l'architecture d'une cathédrale qui ne donne pas sa place dans le domaine.

Beaucoup plus bas (il faut bien revenir sur terre un jour!), les petites ruelles colorées et les rives du Rhin nous attendaient. Alors que nous nous dirigions vers le musée du parfum, l'âme d'une petite rue enfermée entre de grandes façades rouges, jaunes, bleues et blanches nous attira par sa beauté, et, comme une mouche attirée par la lumière, nous ne suivions rapidement plus du tout le trajet que nous nous étions fixé. Était-ce l'odeur et l'air rafraîchissant du Rhin qui nous possédait? Bien possible, car nous débouchions sur de grandes places bordant le fleuve, où l'éclat des façades multicolores se mêlait au charme de la haute tour d'un château et au bruit des vagues sur le muret séparant la terre de l'eau. Nous ne pouvions nous empêcher de sourire devant cette ambiance estivale, provoquée par la chaleur, les nombreuses terrasses et les marchands de eiscreme (glace) présents. Sabrina riait de moi parce que j'allais jusqu'à me coucher par terre pour prendre la photo parfaite - celle tout en haut -, des chiens se baladaient dans les parcs et moi je lorgnais déjà la crèmerie la plus proche. Nous profitions donc d'un cornet de crème glacée - la gourmandise, toujours la gourmandise! - assis sur un vieux muret.

Comme nous ne voulions surtout pas venir à Cologne sans poser le pied à l'endroit, précis, où la fameuse Eau de Cologne a été inventée, nous quittions ce lieu de légèreté et de folie printanière pour, à nouveau, nous diriger vers le musée Farina, fragrance museum, musée du parfum. La visite était captivante, les apprentissages innombrables. Nous apprîmes entre autre, à l'aide d'un audio-guide - français, hourra! -, que l’Eau de Cologne, créée par Giovanni Maria Farina au 18e siècle, était le parfum préféré des souverains d'Europe en son temps, dont Louis XV, Napoléon et Élizabeth d'Angleterre. J'étais également surpris d'entendre que l'Eau de Cologne n'était au départ pas translucide : sa transparence est due aux tonneaux en acier inoxydable maintenant utilisés dans sa fabrication, mais autrefois elle était plutôt brunâtre, puisque ces mêmes tonneaux étaient faits de bois. Nous quittions le musée plus intelligent qu'au matin - surtout considérant la faible interaction qu'il y avait entre nos neurones à cinq heures du matin - et un échantillon d'Eau de Cologne - la vraie! - dans nos sacs.

Nous avons ensuite passé les heures qui nous restaient à Cologne à marcher dans les rues et à visiter quelques boutiques, dont une librairie - bah oui, même si je ne comprends strictement rien à la langue allemande, je ne peux jamais passer devant une librairie sans m'y arrêter. Fait surprenant, la présence de chiens reniflant les bouquins et regardant leur maître avec des points d'interrogation dans les yeux : l'importance du chien en Allemagne n'est pas contestable. Jamais au Québec je n'ai vu une librairie ou une bibliothèque acceptant les chiens. Outre la librairie, nous flattions également un lama - ne me posez pas de questions - et nous retournions près du Rhin pour dîner à une terrasse. Je goûte d'ailleurs encore ce plat de rigatonis pugliese - champignons, ail, crème - qui m'a ravivé le palais - comme s'il avait besoin de l'être! Notez que je suis encore en train de parler de nourriture, trois fois plutôt qu'une. Que j'aille dire que je ne suis pas gourmand après ça!

Autre fait important du voyage... oula, je crois presque rêver en écrivant cela... c'est ma rencontre impromptue avec... un "travelling book"! Pour ceux qui ne connaissent pas le concept derrière le "travelling book", où encore le "livre qui voyage", et bien j'explique : il s'agit de livres relâchés dans la nature et dont le but est de passer entre les mains de dizaines de lecteurs qui, chaque fois, laisseront le livre en un nouveau lieu, en indiquant bien que celui-ci n'est pas perdu, mais en voyage, pour que quelqu'un d'autre puisse le trouver! C'est la plus grande bibliothèque du monde quoi! Et oui, je n'en reviens toujours pas, je suis tombé sur  l'un de ces livres, à Cologne, en Europe, alors que ça ne m'était jamais arrivé au Québec! Il s'agit de Lost City, de Clive Cussler, un livre anglais... vous comprenez la chance que j'ai eu, il aurait facilement pu être en allemand! Je ne sais toujours pas si je le relâcherai à Lille où au Québec lorsque je l'aurai lu... lui faire traverser l'Atlantique, ce serait bien non?

Je termine avec un sujet complètement différent. Cette semaine, mon superviseur de stage québécois venait nous rendre une petite visite pour s'assurer que tout allait bien et pour parler avec nos employeurs. C'était vraiment bien de recevoir un Québécois à Lille et de lui faire découvrir un peu la ville et ses habitants. En plus, Jean-Luc, le superviseur en question, était plutôt sympa - il faut dire que, le connaissant peu, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Dans le processus, j'ai pu confirmer que mon travail était apprécié en me faisant dire par ma responsable de stage que j'étais "l'un des meilleurs stagaires parmi ceux qu'elle a eus". Sachant qu'elle en a eus des dizaines, c'est plutôt flatteur!

Voila, c'est tout. Bonne semaine!

Encore des photos

 

En photos

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Dans le texte
(1) Le plus bel endroit que nous ayons vu à Cologne, tout près du Rhin.
(2) À l'intérieur de la cathédrale.
(3) Moi qui s'amuse dans les ruelles colorées.
(4) Et oui, encore en train de manger!
(5) Le printemps est bien arrivé!
(7) La place tout près de la cathédrale.

Section "Encore des photos"
(1) L'Allemagne, c'est aussi la bière (dommage que j'aime pas, haha)!
(2) Le toit de l'une des tours de la cathédrale vu de l'intérieur.
(3) Hey, je t'ai vu, tu bouges!
(4) Une tentative infructueuse de prendre en photo l'ensemble de la cathédrale.
(5) Vue du haut de la tour.

Publié dans Stage à Lille 2009

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helenablue 25/03/2009 15:11

C'est vrai , un grand plaisir de te lire ...
Et sans doute trés bientôt de t'entendre !

Maxime Jobin 25/03/2009 17:24


Oui ^^


René 25/03/2009 04:18

Hum! Ça sent vraiment bon ici!
Toujours aussi plaisant de te lire.
Papa.xxx

Maxime Jobin 25/03/2009 05:17


Merci. :P