De Paris à Lille

Publié le par Maxime Jobin

Depuis que j’ai ma chambre, je n’ai pas eu le temps d’écrire encore - en plus, nous n’avons toujours pas Internet, il va falloir attendre à lundi. C’est que, entre notre départ de Paris et aujourd’hui, beaucoup de choses se sont passées. D’abord, je dois absolument vous citer la première expression française que j’ai entendue. « Tu me ponces et je roule. » Je précise qu’elle provenait d’un adolescent. J’avais beaucoup de mal à ne pas lui rire à la figure. Sans vouloir être méchant, c’est seulement que c’était tellement drôle! En fait, j’ai l’impression que c’est le tendant français de « prends moi pas pour une valise ». Avouons que c’est bien trouvé tout de même! Maintenant, revenons à mes péripéties du samedi – ou plutôt arrivons s’y, puisque je n’ai toujours pas commencé. Avant de quitter la ville lumière, nous avons fait un tour de la ville en car avec arrêt à la tour Eiffel (évidemment). Puis nous avons fait nos adieux à notre guide qui nous a déposé à la Gare du Nord, car nous prenions un TGV vers Lille, dans lequel nous avons pu admirer les champs glacés, presque comme si nous étions au Québec.

À Lille, nous avons été accueillis comme des rois et des reines par Valérie, une des responsables françaises de nos stages avec qui, en plus, je travaillerai à l’IUT. Et quand je dis royalement, c’est royalement! Elle a donné plusieurs heures de son samedi pour, d’abord, nous amener à notre résidence pour que l’on s’y installe, puis en nous amenant dans un centre commercial et en nous aidant à trouver le nécessaire à la vie en chambre : vaisselle, draps, nourriture de base, etc. Nous étions plus particulièrement au magasin Auchan - ressemble à un Wal-Mart où des crieurs seraient positionnés à des endroits stratégiques pour proclamer les promotions et les rabais – en plein solde des fêtes. Vraiment, j’étais surpris par la bonté de Valérie et par sa bonne humeur. Je l’ai trouvé fort sympathique et je sens que je n’aurai aucun mal à travailler avec elle.

Nous avons passé notre premier soir à la Grand’ Place de Lille, à la sortie de la Gare Lille Flandres. Après un rapide tour des rues illuminées et franchement splendides qui nous a fait dire, à moi et Tatiana, « j’en reviens pas d’être ici », nous sommes allés souper… euh dîner (faut encore que je m‘adapte à leurs termes!). Il faut dire que nous étions pressés, car il faisait un peu frisquet et il était déjà 20h00. Nous dinions à l’heure des Français quoi! Je pris une carbonnade flamande, car Valérie m’en avait parlé comme d’un plat typique de la région – il faut dire que nous sommes très près de la Belgique. Il s’agit d’un plat de bœuf dans une sauce contenant entre autre des oignons souvent accompagné de frites. C’était très bon, mais un peu cher!

De retour à la résidence, je me suis couché. Alors que le décalage horaire ne m’avait pas du tout affecté la première nuit, il a fait son effet cette nuit là. Bon, il faut dire que l’un de mes voisins a écouté son bruit jusqu’à minuit. Celui là, s’il fait ça fréquemment, il va entendre parler de moi!

Dimanche matin, premier essai des douches. Pas d’eau chaude! Est-ce que c’est la douche, l’heure, je ne sais pas! Mais c’est la pire torture jamais imaginée : pour avoir dix secondes d’eau glacée, il faut soi-même peser sur un bouton. C’est dire qu’il faut soi-même décider consciemment plusieurs fois de suite de se faire descendre dessus une quantité astronomique d’eau dangereusement froide. Faut vraiment vouloir prendre sa douche!

Suite à cette expérience frigorifiante, nous sommes allés, moi, Sabrina et Tatiana, visiter à nouveau les rues de Lille. Cette fois nous avons toutefois ajouté à l’aventure celle d’une visite en hauteur : la grande roue! Et oui, pour le temps des fêtes, une grande roue avait été installée pour les visiteurs. Elle nous a permis de voir Lille de haut, un moment franchement magique. Une fois redescendus des cieux, nous sommes retournés à Villeneuve d’Ascq, sans oublier de faire un arrêt au centre commercial pour s’approvisionner en nourriture pour la semaine et la soirée. Nous avons dîné (souper) tous les trois ensemble – poulet cuit et tomates assaisonnées de ciboulette, gracieuseté de Tatiana.

Maintenant, je reviens d’une autre douche (je n’aurai pas le temps demain, je dois rencontrer Valérie à 9h30), tiède celle-là! Vous ne pouvez vous imaginer à quel point j’étais content de savoir que je n’allais pas avoir à souffrir le martyr à chaque fois que je veux me laver. Je vais pouvoir dormir en paix… et c’est ce que je vais faire à l’instant.

Bonne nuit!


En photos

Pour voir une photo en plus grand format, cliquer dessus. Dans l'ordre de présentation :
(1) Sabrina, Tatiana et moi devant la tour Eiffel.
(2) La Grand’ Place de Lille.
(3) Rue de Lille.
(4) La grande roue!
(5) Lille vue de haut. Mais il fait froid!
(6) Le troupe au centre commercial.

Publié dans Stage à Lille 2009

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Lucie 13/01/2009 15:03

Contente de pouvoir te suivre à la trace ce matin... Nostalgie quand tu parles de Paris, ah... Mais regardons devant! :-)

Caro[line] 13/01/2009 08:02

Bienvenu en France !

Je suis contente de savoir que l'arrivée s'est bien passée et que vous ne vous êtes pas retrouvés livrer à vous-mêmes !

Les quelques photos que tu as mises confirment ce qu'on m'a dit : Lille est une belle ville. J'espère que vous vous y plairez !

PS : Je ne connaissais pas l'expression "tu me ponces et je roule" !!! (Je suis vieille aussi. Enfin je vais avoir 30 ans.)

Maxime Jobin 13/01/2009 08:34


Merci!