
Je ne pensais sincèrement pas m'étendre sur le
sujet de M.Sarkozy, nouveau président de France, mais hier soir, lorsque je l'ai entendu dire ce qu'était les « fondements de la dignité humaine» selon lui, je n'ai pas pût en faire autrement. Il a
dit, et je cite : "[Je veux] réabiliter les valeurs du travail, de l'effort, du mérite, du respect, parce que ces valeurs sont le fondement de la dignité de la personne humaine." Le respect, je
veux bien, mais franchement, si les bases de la dignité humaine aujourd'hui sont, au plus profond d'elles-mêmes, liés au travail, tirez moi une balle dans la tête.
Mais ce n'étais pas ce que Sarcozy voulait dire. Je ne sais pas si tu as suivi un peu les présidentielles 2007 de France. Probablement pas, car si tu l'aurais fait, tu aurais comprit que ce qu'il disait, c'était "travailler plus, de cette façon vous consommerez plus et la France s'en portera mieux." (je n'invente rien, il l'a dit lui-même en un langage plus sophistiqué lors du débat Royal-Sarkozy). Je ne crois pas que de détruire les gens en les faisaint toujours plus travailler, dans un but économique seulement, sans penser à eux et à leur vie puisent être défini comme "le fondement de la dignité humaine". Je suis sûr que sur ce point tu sera d'accord avec moi.
J'ajouterai ceci : le travail ne mène SURTOUT pas toujours à l'accomplissement. Le travail peut également mené à la depression si justement on s'en demande plus qu'on peut en donner.
"Et si la bombe atomique V2.0rc1 rev1.6 servait à sauver l'humanité d'un astéroide? Et si de régler la faim dans le monde causait la propagation globale du SIDA? Ça serait qui le plus digne, hein?"
Alors ça ne changerait rien, car la nature de l'accomplissement n'a pas changé.