Un simple blogue, pas pour parler de moi, mais pour m'exprimer sur ce qui me tiens à cœur, que ce soit l'actualité, la politique, les bouquins, mes projets, mes textes, etc. Je veux un refuge qui me résume bien, qui me voit porté par les flots de mon existence à travers les années, comme un album souvenir d’opinions et de passions. Un endroit aussi pour entendre vos opinions, argumenter et amener à réfléchir. Ici, je souhaite que ce soit autant votre univers que le mien, je désir vous entendre, entre autre par l'intermédiaire des commentaires. Ici, c’est moi, c’est vous.

publié dans : Coups de gueule
Jeudi 7 février 2008
J'aimerais vous inviter à lire un article que Bernard Werber, auteur de  science-fiction français, a publié en novembre 2007 et que je viens tout juste de découvrir : Plaidoyer pour une «autre littérature». Il y dénonce le fait que, en France, les romans et autres livres "imaginés" ne soient pas reconnus comme faisant partie de la "vraie" littérature, ignorés par les critiques, mais pourtant adorés par des millions de lecteurs. La situation est semblable au Québec : le quotidien, le réel, rarement le fictif et le rêve.

L'article publié dans Le Figaro : Plaidoyer pour une «autre littérature»

L'imaginaire devrait avoir sa place. Les lecteurs l'ont adopté, ils en ont besoin pour rêver un peu, pour sortir des murs parfois mornes de notre réalité. Le monde de la littérature devrait cesser de regarder ce genre d'une manière hautaine : la science-fiction et l'imaginaire sont dignes de notre littérature.

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publié dans : Lecture
Mercredi 6 février 2008
Le Prix littéraire des collégiens, qu'est-ce que c'est ? C'est une récompense décernée à l'auteur du meilleur livre québécois publié au cours de l'année. Le jury est composé d'étudiants de plus de 40 collèges à travers le Québec : d'où le titre. Il s'agit d'un prix très couru par les écrivains. Et je fais parti du jury de l'édition 2008! Je suis déjà à la lecture du premier livre.

Voici un extrait d'un communiqué de presse publié le 16 novembre 2007 :

"Doté d’une bourse de 5 000 $ remise à l’écrivain, le Prix littéraire des collégiens récompense une oeuvre de fiction québécoise (roman ou recueil de nouvelles). Il vise à promouvoir la littérature actuelle auprès des élèves des collèges et cégeps en encourageant l’exercice du jugement critique à travers la lecture.

Au cours des prochains mois, les cégépiens des 43 établissements d’enseignement participants ainsi que ceux d’un lycée français, soit le Lycée Impérial de Nice en France, liront donc, crayon à la main et sous la direction de leur professeur de français, ces cinq ouvrages de fiction afin de choisir le lauréat dont le nom sera dévoilé en avril prochain au Salon international du livre de Québec.
"

Les 5 livres nominés cette année sont  :
  • Catastrophes de Pierre Samson
  • Ce n’est pas une façon de dire adieu de Stéfanie Meunier
  • Espèces en voie de disparition de Robert Lalonde
  • Pourquoi faire une maison avec ses morts Élise Turcotte
  • La soeur de Judith de Lise Tremblay

Le prix sera remis le 18 avril 2008 au Salon International du livre de Québec. D'ici là, je publierai mon avis sur chaque livre et vous informerez du gagnant. Maintenant, je retourne à ma lecture! 

Site du Prix : http://www.prixlitterairedescollegiens.ca/

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publié dans : Lecture
Samedi 2 février 2008
Livre québécois
Auteure
: Marie Hélène Poitras
Note : 8/10
Parution : 2007
Nombre de pages : 187 pages

Commentaire 

Marie Hélène Poitras, auteure de nouvelle génération, nous offre un recueil de nouvelles flamboyantes. Son écriture crue et directe et son style moderne portent d'une manière très réaliste les sentiments, la haine, l'angoisse et les peurs causés par le mal de vivre de notre époque, thème récurrent à travers le livre. Car Marie Hélène Poitras c'est ça, c'est la réalité pure et dure peinte par une fiction subtile et convaincante. C'est l'amour droguée et la passion alcoolique, la beauté et la laideur.

La mort de Mignonne et autres histoires m'a surpris et m'a fait découvrir une auteure québécoise qui vaut la peine d'être lue. Je conseil particulièrement ce livre à ceux qui aiment lire de petits bouts d'histoires le matin avant d'aller travailler ou le soir avant de poser leur tête sur l'oreiller.

Synopsis

« Après Soudain le Minotaure (Prix Anne-Hébert 2003), Marie Hélène Poitras livre douze histoires mettant en scène des personnages au bord de la désillusion, tous à la recherche d'une sorte de grâce, que seuls les plus chanceux atteignent. Bestiaire sombre, gonflé d'une énergie proche de celle de l'adolescence, La mort de Mignonne et autres histoires trouve son équilibre entre brutalité et candeur, fébrilité et fatalité. Car dans ces univers, la lumière finit toujours par s'infiltrer, dût-elle s'échapper d'une lézarde ou entrer par une fenêtre sale. Entre prose américaine et poésie d'Enfants du paradis, l'écriture de Marie Hélène Poitras révèle ces moments de détresse douce ou enrageante, ces instants affolants où les contours du rêve se déchirent au contact de la réalité. Douze histoires délicates pleines de bêtes, de désir et d'humanité.»

Citations


"Les flashs des appareils cliquetaient en une véritable fusillade de lumières, et Gemma eut une brève pensée pour les perséides d'août."

"Tu utilises le verbe aimer d'une curieuse façon, à l'impératif, deuxième personne du singulier[...]"

"Quelqu'un pourrait-il me renseigner ? Je voudrais savoir quand, à quel moment, il y eut ce glissement, cette alchimie castratrice qui imposa un rapport maniaque et névrotique à la réalité, comme si celle-ci faisait office de testament de vérité, de jugement ultime, de preuve de bonne volonté. "

"Ne pas lui dire, lui cacher ces choses encore un peu, ne pas lui apprendre que le désir arrache tout [...] Qu'on s'attache à ceux qui nous repoussent et qu'on rejete ceux qui s'approchent. [...] Qu'à vingt-cinq ans on en a quarante, que les enfants qui naissent désexualisent les corps, et qu'en cette ère du Botox, le défi consiste à rester désirable le plus longtemps possible pour baiser - mal - avec des gens que nous n'aimerons pas, tout en fantasmant sur quelqu'un qui n'est pas plus en mesure d'aimer."


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publié dans : Écriture
Jeudi 31 janvier 2008
Je n’étais moi aussi qu’un autre personnage qui apprenait à tomber …», à travers tous les autres de ce monde trop réel. Je trébuchais, en avais chaque fois le souffle coupé, et jamais je ne me relevais. De mon abysse, je chutais encore plus profondément, et alors que je croyais avoir atteint le sol charbonneux du centre de la terre, que les bruits de voitures fumantes et les murmures étaient presque inaudibles, que tout était mort et noir et que l’odeur des racines pourries et de l’eau rance embrumait mes pensées, je tombais. Ma vie n’était pas un extrait de livre de fiction, elle était réelle, et la réalité me faisait peur, me dégoûtait. Je n’étais pas un personnage de roman. Me battre contre la réalité était tout simplement au dessus de mes forces : sur un trottoir, je m’affalais de tout mon long dans une flaque d’eau alors que j’aurais voulu être glissé à travers les mots d’un conte.

Ce texte provient d'un exercice de 5 minutes fait en cours de Littérature Québécoise : écrire une histoire à partir d'une phrase. Cette phrase est tirée du recueil de nouvelles La mort de Mignonne et autres histoires de Marie-Hélène Poitras.
 
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publié dans : Politique et société
Mercredi 23 janvier 2008
Je vous invite à lire cette nouvelle très intéressante publiée sur le site du Parti Québécois : Jean Charest démontre la nécessité du pays du Québec! 

Note à ceux qui douteraient de la validité de cette information à cause de la source : cet article se base sur un fait ne pouvant être nié.

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publié dans : Politique et société
Dimanche 20 janvier 2008
Surpris que la saga ne soit pas terminée? Heureusement, ce n'est pas à cause d'une autre édition de l'Accent que je fais suite à mon propre billet, mais plutôt grâce à Cynthia Dubé, journaliste au Journal de Sherbrooke, qui a écrit "Les fautes d’orthographe: à qui la faute ?", un papier qui dénonce enfin publiquement la présence démesurée de fautes d'orthographe dans notre « beau journal étudiant ». Imaginez ma réaction lorsque je suis tombé sur son texte ce matin : rire à chaudes larmes. Je ne suis donc pas seul à m'outrer face à cette réalité. Remarquez que cette fois, je publie ma réaction section "Politique et société", considérant qu'il s'agit d'un problème de société.

Madame Dubé met en évidence les fautes du journal : "Une centaine de fautes en douze pages. De quoi faire grincer des dents Denise Bombardier ! En voici quelques exemples: concour de maisons, ils ont acceptés, si on les comparent, sont roman vendus à, généralements près des portres, ammenez vos suggestions, des ereurs… " Plus patiente que moi, elle ne s'est pas arrêtée aux innombrables fautes de la première page, elle est allée plus loin. Armée de ces évidences, elle a interrogé les deux parties concernées : le Cégep et les étudiants responsables du journal.

Marie-Claude Dupoy, la porte-parole du Cégep, répond en déclarant que ce n'est pas le journal du Cégep, mais bien celui des étudiants qui est en cause et que, par conséquent, l'institution ne se sent pas responsable. Bien que l'administration serait en mesure de forcer les éditeurs à corriger les fautes sous peine de non publication, je suis d'accord avec elle. Le Cégep offre les ressources nécessaires, mais ce sont les étudiants qui écrivent et publient. C'est donc à eux de faire en sorte que leurs textes soient exemptes d'erreurs.

L'information se doit d'être écrite en un français convenable, car elle est, au même titre que la littérature, la porte-parole de notre langue.
La réplique de l'étudiant coordonnateur de l'Accent, Nicolas Bessette, me surprend davantage : "[Il] avoue avoir reçu plusieurs plaintes concernant la qualité du français. Il indique qu’il s’agit d’un projet bénévole mis en place en tout premier lieu pour informer la population étudiante sur différents sujets. Selon lui, aucun bénévole étudie en arts et lettres." Alors, sous prétexte que c'est un projet bénévole dont le but est d'informer, la qualité du français n'importe plus? Au contraire! L'information se doit d'être écrite en un français convenable, car elle est, au même titre que la littérature, la porte-parole de notre langue. Mais ce qui me trouble le plus, c'est d'apprendre que, selon lui, seuls les étudiants en arts et lettres peuvent écrire sans fautes. Il est sur la limite de dire qu'ils sont les seuls à avoir l'obligation de bien écrire et que les autres n'ont pas ce devoir! Pas de commentaire.

Ce n'est pas tout. Il explique la situation en disant : "Le problème à la base, c’est qu’on fait ça bénévolement, donc on prend ça plus à la légère. Il y a des pages qui sont écrites à la volée." Le bénévolat n'est pas le problème. C'est plutôt la paresse et la manie "étudiante" de tout faire à la dernière minute qui leur nuisent, à ce que je peux comprendre de ce qu'il nous dit. Or, personne ne peut faire les efforts à leur place. S'ils veulent écrire un journal, qu'ils le fassent correctement ou pas du tout. Il termine en disant " Nous avons eu des plaintes, c’est sûr, mais sans jamais nous amener des solutions concrètes." C'est probablement parce que ceux qui ont fait les plaintes - dont moi - ne pensaient pas qu'il était nécessaire de vous rappeler la solution, celle-ci étant si évidente : corrigez vos fautes! Et si vos journalistes ne sont pas assez compétents en français pour le faire - ce serait normal, n'est-ce pas, puisqu'ils n'étudient pas en arts et lettres -, engagez un correcteur! 

Maintenant, je me demande si l'article de Cynthia Dubé fera réagir les éditeurs et responsables du journal. Je suis impatient de voir la prochaine édition du journal. Vais-je devoir transformer cette série en trilogie?  C'est ce que nous verrons à la rentrée.

Pour lire l'article intégral de Cynthia Dubé, cliquez ici.

Pour lire le premier billet de la série "L'Accent, notre beau journal étudiant ", cliquez ici.

 

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publié dans : Politique et société
Samedi 19 janvier 2008
Pour les souverainistes - et ceux qui ne le sont pas également - qui se seraient éloignés du Parti Québécois à cause de la vision "sans référendum immédiat" de Pauline Marois, je crois qu'il serait important que vous visionnez cette entrevue de Madame Marois sur son projet de "gestes de souverainetés" à RDI (cliquer sur l'image). 



Elle explique très clairement sa vision, et je crois que la méthode qu'elle propose est viable : contrairement à celle de certains chefs antérieurs du PQ, celle-ci est concrète. Elle propose en fait de faire avancer davantage le Québec vers la souveraineté et vers son indépendance avant de faire un référendum. Elle veut lui donner plus d'autonomie. Ainsi le Québec serait plus prêt et la transition plus efficace et rapide. C'est un bon choix. Je me rappelle avoir entendu aux nouvelles du soir, il y a quelques années, l'avènement d'un territoire à la souveraineté par voie référendaire : le gouvernement avait acquis tellement d'indépendance durant les années précédentes que la transition de territoire à pays fût totalement transparente .(Malheureusement, je ne retrouve pas le nom de cet endroit, ni la nouvelle concernée).

La Presse, dans son édition du 15 janvier, parle également du plan de Pauline Marois:

"S'il est porté au pouvoir, le Parti québécois fera des «gestes de souveraineté» avant même la tenue d'un référendum, affirme Pauline Marois. […] Elle reproche à Denis Monière de «s'arrêter aux moyens et à la mécanique». M. Larose a, lui, «une vision plus large», a-t-elle plaidé. L'idée est de «faire avancer le Québec vers plus de pouvoirs et plus de moyens» afin de le conduire à la souveraineté, a-t-elle expliqué. "
Des «gestes de souveraineté» avant un référendum, Tommy Chouinard

Les actions qu'elle propose : adoption d’une Constitution québécoise, création d'une citoyenneté québécoise, consolidation du statut de la langue française et rapatriement de plus de pouvoirs fédéraux au Québec.

Ne pas s'arrêter aux moyens et à la mécanique, mais avoir une vision plus large.
En quoi consiste le projet de citoyenneté québécoise : En résumé, toute personne résidant au Québec depuis plus de trois mois se verrait attribuer cette citoyenneté. Pour les immigrants, la citoyenneté serait offerte lors qu'ils auraient une connaissance acceptable du français. Cette citoyenneté donnerait le droit, entre autres, de se présenter aux élections. Ses buts principaux : permettre aux québécois de mieux affirmer leur identité et protéger la langue française. Pour en savoir plus, lire le document officiel du projet de loi 195.

Notes aux détraqueurs de ce projet
: Le détail qui vous chicote - le fait que les québécois ne maîtrisant pas bien le français ne pourraient pas se présenter aux élections - fait pourtant du sens. En effet, pourquoi accepter un député ne se débrouillant même pas dans la langue officielle de la province ? Il me semble que ce n'est qu'un préalable juste que de demander à ce qu'il puisse nous comprendre et nous parler. Je comprends mal votre opinion. Aussi, il faut faire attention : ici on parle de se présenter aux élections, et non de voter! Le droit de vote pour tous n'est pas remit en cause.

En quoi consiste le projet de Constitution québécoise : À inscrire dans notre propre constitution les valeurs québécoises, à définir nos symboles, à protéger notre patrimoine et notre territoire et à soutenir la citoyenneté québécoise, la Charte des droits et libertés de la personne et la Charte de la langue française. Son but : définir notre identité en tant que nation et protéger cette identité et les valeurs qui y sont liées. Pour en savoir plus, lire le document officiel du projet de loi 196.

Il est à noter que ces gestes de souverainetés ne sont pas dédiés uniquement aux indépendantistes : tous les québécois seraient touchés de manière positive. C'est un projet rassembleur.

Je voulais vous inviter à prendre connaissance du projet, à y réfléchir, que vous soyez souverainiste ou non. Je crois que la vision de Madame Marois peut faire avancer le Québec, pas seulement vers une plus grande autonomie, mais aussi vers une plus grande fierté.
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publié dans : Vous et moi
Jeudi 17 janvier 2008
Étant de retour de Floride, où j'habitais dans une maison louée par mes grand-parents avec ma mère, ma tante Anick, son mari Claude et leur fille Charlotte, voici quelques photos de mon voyage :

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publié dans : Lecture
Jeudi 17 janvier 2008
Auteur : Bernard Werber
Note : 8.9/10
Parution : 2007
Nombre de pages : 476 pages

Commentaire 

Attention, ce commentaire contient des informations sur l'histoire (spoiler).

Le Mystère des Dieux, le dernier tome de la pentalogie du Ciel, me laisse perplexe.

D'un côté, on y retrouve toute la magie créatrice de l'auteur et toute la puissance de son imagination. On déguste chaque page, on s'émerveille devant cette aventure captivante et on savoure les nouveaux extraits de l'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu d'Edmond Wells. Comme les deux premiers tomes, le dernier surpasse complètement notre réalité par son univers si bien imaginé, si grandement créé. On est heureux de retrouver Michael et tous les autres personnages de la série, comme s'ils étaient partis depuis trop longtemps dans un univers inconnu.

Mais d'un autre coté, ce roman est-il vraiment digne de l'œuvre de Werber? J'ai parfois été déçu. Certains passages, notamment celui où Michael se retrouve sur Terre 18, m'ont semblés superflus. Non pas qu'ils n'aient pas été intéressants à lire, mais je n'ai pas trouvé qu'ils servaient l'histoire, qu'ils la faisaient avancer. Aussi, l'aboutissement de la partie d'Y sur Terre 18 ne m'a pas émerveillé. La dernière joute n'est qu'un calque de notre propre histoire et je m'attendais à plus de la part de l’auteur.

Et la fin. Que dire de la fin. Elle est... surprenante. Je ne sais pas trop quoi en penser. Je l'aime et je la déteste. Je l'aime parce qu'elle mène à une réelle prise de conscience et que c'est une manière originale de terminer la trilogie. Mais en même temps, j'ai l'impression d'avoir été trahi par l'auteur, car j’attends toujours la "vrai fin", comme si celle écrite n'était qu'une blague et que la fin allait venir, plus tard. Le dernier chapitre fait sortir le lecteur de l’univers du livre et laisse l'histoire en pause, avant la fin. Pour moi, la fin du livre, ce n'est pas la fin de l'histoire, ce n'est qu'une leçon, sage certes, mais qui ne peut satisfaire ma soif de voir cette saga des Dieux se terminer. Ce que j'espérais, c'était l'achèvement d'une histoire, et non une ombre sur toute la série qui met en évidence qu'il ne s'agit pas de la réalité, mais de simples romans. En tant que lecteur de science-fiction, je recherche des réalités construites dans les livres. Werber nous fait comprendre par cette conclusion que les lecteurs sont des dieux par leur capacité à imaginer des réalités, mais cette prise de conscience produit aussi l'effet contraire : rappeler qu'il ne s'agit que d'imagination, et non de réel. Ce n'est pas, à mon avis, l'effet recherché par le lecteur. Pas par moi.

Néanmoins, je ne peux pas dire qu'il s'agit d'un mauvais livre. Je l'ai adoré, car l'histoire et le monde d'Aeden étaient assez forts pour supporter toutes les déceptions que l'auteur m'a apportées. Pour un fan de Werber - et je le suis toujours - ce livre est à lire de toute urgence. Pour les autres, procurez-vous le premier livre de la série : les Thanatonautes. Vous ne pourrez qu'aboutir au Mystère des Dieux.

Pour ceux qui voudraient lire la fin coupée au montage de ce livre, elle est disponible sur le site de Werber (Son site). Cette fin aurait dû selon moi se retrouvée dans le roman.

Synopsis

« Au-dessus des Hommes, les Anges. Au-dessus des Anges, les Dieux. Au-dessus des Dieux: ? »

Citations


" Ce n'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort qu'ils ont raison."

" À force d'être libre on finit par être seul."

" Il n'y a que dans l'obscurité qu'on voit la lumière. Il n'y a que dans l'adversité que l'on peut reconnaître le mérite et la vertu."

" Les névroses, les psychoses construiront des personnalités particulières capables d'accomplir par leur folie des choses que les gens normaux ne penseraient jamais à faire. Vous croyez que Van Gogh aurait mis autant d'acharnement à aller au bout de l'expérience des couleurs s'il n'avait pas été fou? "

" Vous êtes dans le jugement. Moi pas. Je n'ai rien contre vous. Vraiment. Toutes ces histoires sur le Diable ne sont que des calomnies pour faire peur aux enfants et donner du pouvoir aux prêtres. Quand comprendrez-vous ce piège ? "

" Seules les âmes sont importantes. Les enveloppes charnelles ne sont que des « contenants». "

" Selon les sondages, en l'an 2000 la plupart des gens interrogés pensent encore que le Soleil tourne autour de la Terre. "

" Si tu ne veux pas devenir fou, rappelle-toi qui tu es, qui tu es vraiment, car toutes les expériences de spiritualité ne visent qu'à cela : te rappeler ton essence, celle qui se situe au-delà de la matière et du temps."

NOTE : Ceci est le 100e article du blogue! Merci à tous ceux qui prennent la peine de me lire.

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publié dans : Lecture
Lundi 7 janvier 2008
Livre québécois
Auteure
: Marie Laberge
Note : 8.6/10
Parution : 1994
Nombre de pages : 459 pages

Commentaire  

Le Poids des ombres, c'est le poids des illusions de Diane, face aux autres et à elle-même, à l'amour et à la vie. Face à sa mère surtout, Yseult. Yseult la fée, Yseult la réaliste, Yseult la putain. Yseult la mère qui ne l'a jamais aimée. Mais l'âme du livre ce n'est pas Diane. C'est plutôt Yseult, qui, en se jetant du haut d'un pont pour atterrir dans la vase, entraîne avec elle la vie entière de son entourage. Yseult le centre de tout, la passionnée aux paroles crues. Diane, c'est seulement sa fille, son petit pou, qui tourne en rond à la recherche d'un coupable, qui jalousement demande sa mère, devient sa mère.

Les premières pages vous sembleront peut-être un peu longues, mais rapidement la détresse de Diane vous jettera un obscur sortilège. Ce livre vous mènera au fond de votre être et le fouillera, faisant surgir vos illusions, vos barrières et votre néant. Ce n'est pas un livre à lire à la légère : Diane en réfléchissant vous fera réfléchir, en hurlant vous fera hurler. Lorsqu'elle se recroquevillera sur le sol de sa chambre de bain, vous voudrez le faire aussi, vous voudrez sentir la quiétude et le vide qu'elle recherche. Yseult bousculera votre vie, vos peurs et votre routine. Sa définition du sens de la vie voudra occulter la vôtre, s’en emparer, la détruire. Chaque page sera à la fois une torture et une magie sortie des mains de l'auteure. Chaque mot sera un malheur et un bonheur, une lame acérée et des doigts luxurieux sur votre peau.

Le Poids des ombres, ce n’est pas seulement la lourdeur des leurres et artifices de Diane, c'est aussi le poids des fards et des voiles que nous posont nous même sur notre vie. 

Synopsis

Le livre n'ayant pas de synopsis, j'ai choisi un extrait qui, selon moi, représente bien l'oeuvre de Marie Laberge :

« Au milieu du noyau qui frappe le trottoir de ses talons hauts, le noyau nommé Diane la non-enchanteresse par sa triste mère Yseult, au milieu de cette poitrine dure et fermée, il y a toute la vase du fleuve amassée dans les poumons d'Yseult. Toute la vase du monde qui remonte à sa bouche à elle, comme un égout tiédi. Et elle ne sait que serrer les dents, fermer sa gorge, son nez, pour contraindre la vase à de pétrifier et à demeurer, comme un bloc solide, au coeur de sa poitrine desséchée.»

Citations


" Ma mère est morte et j'ai mal à moi, à ma mort. [...] Installez-moi sur la ligne d'horizon, là où ça disparaît, où tout se confond, tout fond. Il doit y avoir une raison. Il faut que ce soit pour quelque chose qu'on se lève tous les matins, qu'on fait sa journée et qu'on se recouche, non? Ça doit soulager quelqu'un, aider? Pour qui, pour quoi je me relèverais d'ici? Juste pour ne pas avoir l'air folle? Juste pour ne pas passer pour l'errante que je suis depuis que je suis née ? "

" On va où quand on ne sait pas pourquoi on est équipé pour aller quelque part? On poursuit quoi, qui, dans ce jeu de colin-maillard qui n'en finit plus de cruauté? "

" Elle ne peut absolument pas retourner à cet endroit. Seulement y penser lui donne des envies de pont Jacques-Cartier. "

" Jalouse de ceux qui la possédaient si totalement, si follement, même si c'était peu de temps. L'extrême abandon d'Yseult à ces fulgurantes passions, l'or en fusion qui coulait loin d'elle, oui elle en était jalouse. "

" L'ennui avec la lucidité, c'est qu'il n'y a pas de contrôle de volume. "

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publié dans : Vous et moi
Dimanche 23 décembre 2007
Sachez bien en profiter et passez de très bons moments en famille, car c'est ce qui est important! Ne vous laissez pas tromper par l'image maintenant commerciale de Noël, remémorez-vous plutôt que la magie vient du temps que vous passerez avec les autres et des passions qui vous animeront!

Joyeux temps des fêtes à tous!
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Cause (17 février 2008)

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