Mercredi 6 février 2008
Le Prix littéraire des collégiens, qu'est-ce que c'est ? C'est une récompense décernée à l'auteur du meilleur livre québécois publié au cours de l'année. Le jury est composé d'étudiants de plus de 40 collèges à travers le Québec : d'où le titre. Il s'agit d'un prix très couru par les écrivains. Et je fais parti du jury de l'édition 2008! Je suis déjà à la lecture du premier livre.

Voici un extrait d'un communiqué de presse publié le 16 novembre 2007 :

"Doté d’une bourse de 5 000 $ remise à l’écrivain, le Prix littéraire des collégiens récompense une oeuvre de fiction québécoise (roman ou recueil de nouvelles). Il vise à promouvoir la littérature actuelle auprès des élèves des collèges et cégeps en encourageant l’exercice du jugement critique à travers la lecture.

Au cours des prochains mois, les cégépiens des 43 établissements d’enseignement participants ainsi que ceux d’un lycée français, soit le Lycée Impérial de Nice en France, liront donc, crayon à la main et sous la direction de leur professeur de français, ces cinq ouvrages de fiction afin de choisir le lauréat dont le nom sera dévoilé en avril prochain au Salon international du livre de Québec.
"

Les 5 livres nominés cette année sont  :
  • Catastrophes de Pierre Samson
  • Ce n’est pas une façon de dire adieu de Stéfanie Meunier
  • Espèces en voie de disparition de Robert Lalonde
  • Pourquoi faire une maison avec ses morts Élise Turcotte
  • La soeur de Judith de Lise Tremblay

Le prix sera remis le 18 avril 2008 au Salon International du livre de Québec. D'ici là, je publierai mon avis sur chaque livre et vous informerez du gagnant. Maintenant, je retourne à ma lecture! 

Site du Prix : http://www.prixlitterairedescollegiens.ca/

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Samedi 2 février 2008
Livre québécois
Auteure
: Marie Hélène Poitras
Note : 8/10
Parution : 2007
Nombre de pages : 187 pages

Commentaire 

Marie Hélène Poitras, auteure de nouvelle génération, nous offre un recueil de nouvelles flamboyantes. Son écriture crue et directe et son style moderne portent d'une manière très réaliste les sentiments, la haine, l'angoisse et les peurs causés par le mal de vivre de notre époque, thème récurrent à travers le livre. Car Marie Hélène Poitras c'est ça, c'est la réalité pure et dure peinte par une fiction subtile et convaincante. C'est l'amour droguée et la passion alcoolique, la beauté et la laideur.

La mort de Mignonne et autres histoires m'a surpris et m'a fait découvrir une auteure québécoise qui vaut la peine d'être lue. Je conseil particulièrement ce livre à ceux qui aiment lire de petits bouts d'histoires le matin avant d'aller travailler ou le soir avant de poser leur tête sur l'oreiller.

Synopsis

« Après Soudain le Minotaure (Prix Anne-Hébert 2003), Marie Hélène Poitras livre douze histoires mettant en scène des personnages au bord de la désillusion, tous à la recherche d'une sorte de grâce, que seuls les plus chanceux atteignent. Bestiaire sombre, gonflé d'une énergie proche de celle de l'adolescence, La mort de Mignonne et autres histoires trouve son équilibre entre brutalité et candeur, fébrilité et fatalité. Car dans ces univers, la lumière finit toujours par s'infiltrer, dût-elle s'échapper d'une lézarde ou entrer par une fenêtre sale. Entre prose américaine et poésie d'Enfants du paradis, l'écriture de Marie Hélène Poitras révèle ces moments de détresse douce ou enrageante, ces instants affolants où les contours du rêve se déchirent au contact de la réalité. Douze histoires délicates pleines de bêtes, de désir et d'humanité.»

Citations


"Les flashs des appareils cliquetaient en une véritable fusillade de lumières, et Gemma eut une brève pensée pour les perséides d'août."

"Tu utilises le verbe aimer d'une curieuse façon, à l'impératif, deuxième personne du singulier[...]"

"Quelqu'un pourrait-il me renseigner ? Je voudrais savoir quand, à quel moment, il y eut ce glissement, cette alchimie castratrice qui imposa un rapport maniaque et névrotique à la réalité, comme si celle-ci faisait office de testament de vérité, de jugement ultime, de preuve de bonne volonté. "

"Ne pas lui dire, lui cacher ces choses encore un peu, ne pas lui apprendre que le désir arrache tout [...] Qu'on s'attache à ceux qui nous repoussent et qu'on rejete ceux qui s'approchent. [...] Qu'à vingt-cinq ans on en a quarante, que les enfants qui naissent désexualisent les corps, et qu'en cette ère du Botox, le défi consiste à rester désirable le plus longtemps possible pour baiser - mal - avec des gens que nous n'aimerons pas, tout en fantasmant sur quelqu'un qui n'est pas plus en mesure d'aimer."


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Jeudi 17 janvier 2008
Auteur : Bernard Werber
Note : 8.9/10
Parution : 2007
Nombre de pages : 476 pages

Commentaire 

Attention, ce commentaire contient des informations sur l'histoire (spoiler).

Le Mystère des Dieux, le dernier tome de la pentalogie du Ciel, me laisse perplexe.

D'un côté, on y retrouve toute la magie créatrice de l'auteur et toute la puissance de son imagination. On déguste chaque page, on s'émerveille devant cette aventure captivante et on savoure les nouveaux extraits de l'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu d'Edmond Wells. Comme les deux premiers tomes, le dernier surpasse complètement notre réalité par son univers si bien imaginé, si grandement créé. On est heureux de retrouver Michael et tous les autres personnages de la série, comme s'ils étaient partis depuis trop longtemps dans un univers inconnu.

Mais d'un autre coté, ce roman est-il vraiment digne de l'œuvre de Werber? J'ai parfois été déçu. Certains passages, notamment celui où Michael se retrouve sur Terre 18, m'ont semblés superflus. Non pas qu'ils n'aient pas été intéressants à lire, mais je n'ai pas trouvé qu'ils servaient l'histoire, qu'ils la faisaient avancer. Aussi, l'aboutissement de la partie d'Y sur Terre 18 ne m'a pas émerveillé. La dernière joute n'est qu'un calque de notre propre histoire et je m'attendais à plus de la part de l’auteur.

Et la fin. Que dire de la fin. Elle est... surprenante. Je ne sais pas trop quoi en penser. Je l'aime et je la déteste. Je l'aime parce qu'elle mène à une réelle prise de conscience et que c'est une manière originale de terminer la trilogie. Mais en même temps, j'ai l'impression d'avoir été trahi par l'auteur, car j’attends toujours la "vrai fin", comme si celle écrite n'était qu'une blague et que la fin allait venir, plus tard. Le dernier chapitre fait sortir le lecteur de l’univers du livre et laisse l'histoire en pause, avant la fin. Pour moi, la fin du livre, ce n'est pas la fin de l'histoire, ce n'est qu'une leçon, sage certes, mais qui ne peut satisfaire ma soif de voir cette saga des Dieux se terminer. Ce que j'espérais, c'était l'achèvement d'une histoire, et non une ombre sur toute la série qui met en évidence qu'il ne s'agit pas de la réalité, mais de simples romans. En tant que lecteur de science-fiction, je recherche des réalités construites dans les livres. Werber nous fait comprendre par cette conclusion que les lecteurs sont des dieux par leur capacité à imaginer des réalités, mais cette prise de conscience produit aussi l'effet contraire : rappeler qu'il ne s'agit que d'imagination, et non de réel. Ce n'est pas, à mon avis, l'effet recherché par le lecteur. Pas par moi.

Néanmoins, je ne peux pas dire qu'il s'agit d'un mauvais livre. Je l'ai adoré, car l'histoire et le monde d'Aeden étaient assez forts pour supporter toutes les déceptions que l'auteur m'a apportées. Pour un fan de Werber - et je le suis toujours - ce livre est à lire de toute urgence. Pour les autres, procurez-vous le premier livre de la série : les Thanatonautes. Vous ne pourrez qu'aboutir au Mystère des Dieux.

Pour ceux qui voudraient lire la fin coupée au montage de ce livre, elle est disponible sur le site de Werber (Son site). Cette fin aurait dû selon moi se retrouvée dans le roman.

Synopsis

« Au-dessus des Hommes, les Anges. Au-dessus des Anges, les Dieux. Au-dessus des Dieux: ? »

Citations


" Ce n'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort qu'ils ont raison."

" À force d'être libre on finit par être seul."

" Il n'y a que dans l'obscurité qu'on voit la lumière. Il n'y a que dans l'adversité que l'on peut reconnaître le mérite et la vertu."

" Les névroses, les psychoses construiront des personnalités particulières capables d'accomplir par leur folie des choses que les gens normaux ne penseraient jamais à faire. Vous croyez que Van Gogh aurait mis autant d'acharnement à aller au bout de l'expérience des couleurs s'il n'avait pas été fou? "

" Vous êtes dans le jugement. Moi pas. Je n'ai rien contre vous. Vraiment. Toutes ces histoires sur le Diable ne sont que des calomnies pour faire peur aux enfants et donner du pouvoir aux prêtres. Quand comprendrez-vous ce piège ? "

" Seules les âmes sont importantes. Les enveloppes charnelles ne sont que des « contenants». "

" Selon les sondages, en l'an 2000 la plupart des gens interrogés pensent encore que le Soleil tourne autour de la Terre. "

" Si tu ne veux pas devenir fou, rappelle-toi qui tu es, qui tu es vraiment, car toutes les expériences de spiritualité ne visent qu'à cela : te rappeler ton essence, celle qui se situe au-delà de la matière et du temps."

NOTE : Ceci est le 100e article du blogue! Merci à tous ceux qui prennent la peine de me lire.

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Lundi 7 janvier 2008
Livre québécois
Auteure
: Marie Laberge
Note : 8.6/10
Parution : 1994
Nombre de pages : 459 pages

Commentaire  

Le Poids des ombres, c'est le poids des illusions de Diane, face aux autres et à elle-même, à l'amour et à la vie. Face à sa mère surtout, Yseult. Yseult la fée, Yseult la réaliste, Yseult la putain. Yseult la mère qui ne l'a jamais aimée. Mais l'âme du livre ce n'est pas Diane. C'est plutôt Yseult, qui, en se jetant du haut d'un pont pour atterrir dans la vase, entraîne avec elle la vie entière de son entourage. Yseult le centre de tout, la passionnée aux paroles crues. Diane, c'est seulement sa fille, son petit pou, qui tourne en rond à la recherche d'un coupable, qui jalousement demande sa mère, devient sa mère.

Les premières pages vous sembleront peut-être un peu longues, mais rapidement la détresse de Diane vous jettera un obscur sortilège. Ce livre vous mènera au fond de votre être et le fouillera, faisant surgir vos illusions, vos barrières et votre néant. Ce n'est pas un livre à lire à la légère : Diane en réfléchissant vous fera réfléchir, en hurlant vous fera hurler. Lorsqu'elle se recroquevillera sur le sol de sa chambre de bain, vous voudrez le faire aussi, vous voudrez sentir la quiétude et le vide qu'elle recherche. Yseult bousculera votre vie, vos peurs et votre routine. Sa définition du sens de la vie voudra occulter la vôtre, s’en emparer, la détruire. Chaque page sera à la fois une torture et une magie sortie des mains de l'auteure. Chaque mot sera un malheur et un bonheur, une lame acérée et des doigts luxurieux sur votre peau.

Le Poids des ombres, ce n’est pas seulement la lourdeur des leurres et artifices de Diane, c'est aussi le poids des fards et des voiles que nous posont nous même sur notre vie. 

Synopsis

Le livre n'ayant pas de synopsis, j'ai choisi un extrait qui, selon moi, représente bien l'oeuvre de Marie Laberge :

« Au milieu du noyau qui frappe le trottoir de ses talons hauts, le noyau nommé Diane la non-enchanteresse par sa triste mère Yseult, au milieu de cette poitrine dure et fermée, il y a toute la vase du fleuve amassée dans les poumons d'Yseult. Toute la vase du monde qui remonte à sa bouche à elle, comme un égout tiédi. Et elle ne sait que serrer les dents, fermer sa gorge, son nez, pour contraindre la vase à de pétrifier et à demeurer, comme un bloc solide, au coeur de sa poitrine desséchée.»

Citations


" Ma mère est morte et j'ai mal à moi, à ma mort. [...] Installez-moi sur la ligne d'horizon, là où ça disparaît, où tout se confond, tout fond. Il doit y avoir une raison. Il faut que ce soit pour quelque chose qu'on se lève tous les matins, qu'on fait sa journée et qu'on se recouche, non? Ça doit soulager quelqu'un, aider? Pour qui, pour quoi je me relèverais d'ici? Juste pour ne pas avoir l'air folle? Juste pour ne pas passer pour l'errante que je suis depuis que je suis née ? "

" On va où quand on ne sait pas pourquoi on est équipé pour aller quelque part? On poursuit quoi, qui, dans ce jeu de colin-maillard qui n'en finit plus de cruauté? "

" Elle ne peut absolument pas retourner à cet endroit. Seulement y penser lui donne des envies de pont Jacques-Cartier. "

" Jalouse de ceux qui la possédaient si totalement, si follement, même si c'était peu de temps. L'extrême abandon d'Yseult à ces fulgurantes passions, l'or en fusion qui coulait loin d'elle, oui elle en était jalouse. "

" L'ennui avec la lucidité, c'est qu'il n'y a pas de contrôle de volume. "

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Samedi 10 novembre 2007
Auteur : Anne Rice
Note : 8.7/10
Parution : 1999
Nombre de pages : 282 pages

Commentaire :

Vittorio le vampire nous raconte, à la manière d'une autobiographie, la vie de Vittorio, un vampire sans lien avec la grande famille de Lestat, mais d’abord un homme luttant sans relâche entre le bien et le mal, entre les peintures des anges et le goût du sang.  Après avoir combattu sans relâche, et à l’aide des anges, ces créatures de la nuit, il sera à son tour transformer en l'un d'eux par son amour Ursula.

Vittorio nous amène véritablement visiter la Toscane, Florence et ce château sombre et démoniaque de la cour du Graal Rubis, une cour de vampires convaincus du bienfait de leur adoration du démon et de leurs actes sanguinaires. Encore une fois, Anne Rice réussie à nous empoisonner de ses mots et de ses personnages à un point tel que rien d'autre ne peut plus exister.

«Vittorio est un jeune noble qui partage son temps entre la Florence des Médecis et les terres de son père, dont le château domine la Toscane. Une existence dorée qui lui permet de bénéficier de tous les attraits de la renaissance italienne, jusqu'au jour où sa famille est massacrée par une confrérie démoniaque. Vittorio lui-même ne devra sa survie qu'à l'intervention d'Ursula, un vampire d'une stupéfiante beauté. Dès lors, il n'aura de cesse de venger les siens. Parti à la recherche des démons pour les exterminer, il rencontre sur son chemin la guerre, les intrigues de cour et toutes sortes de mystères aussi bien sacrés que profanes. Mais attention : celui qui nous raconte cette étonnante histoire est aujourd'hui... un vampire Que s'est-il donc passé ? comment l'amateur d'art qui dialoguait avec les anges, l'adolescent assoiffé de vengeance a-t-il succombé à la séduction de la nuit ?»

Citations


"Mais je ne suis pas heureux. Ne le croyez pas. Je n'écrirais pas un livre si c'était pour vous dire qu'un vampire est heureux."

"Je contemplai leurs joues blanches, leurs bouches sombres, qui étaient bien trop souvent de la couleur d'une blessure fraîche. Je contemplai les visages blêmes et sans couleur qui me fixaient. Leurs yeux étaient-ils pleins de feu démoniaque, ou était-ce seulement que toute autre parcelle d'humanité avait quitté leur visage? "

"D'autres parlent de doutes et de ténèbres. D'autres parlent d'insignifiance et de paix. Je parle de l'or céleste indéfinissable qui brillera éternellement. Je parle de la soif de sang qui n'est jamais satisfaite. Je parle de la connaissance et de son prix."

"Il me semblait avoir des visions. Je voyais des silhouettes doubles et triples là où il n'y en avait qu'une, et même, en un éclair, une confusion brumeuse d'ailes angéliques et de visages ovales tournés vers moi, me contemplant à travers le voile du secret surnaturel."
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Vendredi 19 octobre 2007
Livre québécois
Auteur
: Stéphane Dompierre
Note : 8.4/10
Parution : 2007
Nombre de pages : 197 pages

Commentaire 

Toujours aussi drôle, toujours aussi ironique, Stéphane Dompierre nous pond encore une fois un excellent roman rempli de bons et de moins bons moments, mais surtout chargé de réalité. Cette fois, il nous raconte la vie d’Alex, musicien rebelle et moderne, qui tombe amoureux, lui, l’homme à femmes, de Sandrine. Sans être une suite, le livre continue dans la même idée et la même ambiance que Un petit pas pour l’homme : celle de la vie des hommes de 20 à 35 ans de notre époque où sexe, musique et je-m’en-foutisme règnent en roi.

Bien qu’un peu plus maigre en rebondissements humoristiques et en dialogues que son prédécesseur, Mal élevé est sans aucun doute le livre à lire cet automne. Feuilles oranges, vertes et jaunes : l’éther parfait pour ce type de roman, assis à l’extérieur emmitouflé dans une couverture de laine.

Synopsis

« Avec sa jolie gueule de chanteur rebelle, Alex accumule les conquêtes féminines beaucoup plus facilement que les succès radiophoniques. Amoureux pour la toute première fois, il emménage avec Sandrine, une chanteuse qui pourrait bien l'aider à connaître le succès qu'il espère depuis longtemps. Si seulement il pouvait perdre l'habitude de démolir ses guitares sur scène en hurlant et se mettre plutôt à écrire des chansons d'amour. Mais le couple et la musique pop, ça fait beaucoup de compromis d'un seul coup. Et puis un but est-il vraiment atteint si on doit, pour y parvenir, abandonner sa vraie nature en chemin?

Drôle, grinçant et définitivement très Dompierre, ce roman a également des vertus pédagogiques. Vous apprendrez à:
- Survivre dans les soupers chez la belle-famille
- Négocier avec un producteur ambitieux
- Écrire des chansons à succès
- Réussir un solo de guitare
- Charrier de la brique
   Et
- Vivre en couple »

Citations


" Les filles gagnent toujours. Pour qui veut vivre avec une d'entre elles, c'est la seule chose importante à savoir."

" Amoureux. Je ne lui ai dit que quelques jours plus tard, le temps de m'assurer que ce n'était pas qu'un virus passager."

" Choses auxquelles nous ne pensons pas quand, dans une ruelle, nous embrasons une fille de qui nous tomberons amoureux : 1 - Elle a des parents. 2 - Un jour, il faudra bien les rencontrer."

" Cette situation le rendait malade; les gentils ne comprennent pas qu'on puisse ne pas les aimer. "

" J'étais d'humeur irritable, alors ça m'a fâché. Sous l'impact, un des morceaux du téléphone est resté coincé dans le mur. J'ai déclaré solennellement, à haute voix, qu'après une rupture il est légitime de péter sa coche à tout moment. "

" La peine d'amour est une énergie renouvelable."


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Mercredi 5 septembre 2007
Livre québécois
Auteur
: Stéphane Dompierre
Note : 8.6/10
Parution : 2004
Nombre de pages : 227 pages

Commentaire

Stéphane Dompierre nous a écrit un livre rafraîchissant qui malgré tout, porte à réfléchir. Ce n’est pas une grosse histoire à tout casser ni une thèse de philosophie ou encore un roman à suspense. C’est seulement un récit tout simple, celui d’un homme dans la trentaine qui se cherche et qui cherche à savoir où il va. Mais c’est avec une plume fantastique que l’auteur nous livre cette histoire où ironie et observation crue s’entremêlent, menant à maintes reprises à des fous rires incontrôlables.  Je ne peux que vous conseiller ce livre léger, à savourer préférablement dans un hamac l’été.

Synopsis

« À 20 ans, pour Daniel, il n'y avait rien de plus cool que d'être gérant d'une boutique de disques. À 30 ans, c'est autre chose. Sans fric, sans amour, sans projet, Daniel a la désagréable impression de ne pas être adulte, assis sur son banc derrière la caisse enregistreuse à regarder dans le vide. Pour remédier à la situation, il décide d'agir de la façon qu'il connaît le mieux: courir très vite dans tous les sens, sans réfléchir. »

Citations


" L'amour a-t-il toujours une date d'expiration? "

" Je ne suis plus un mec de trente ans dans une Écho grise surchauffée, parti acheter soixante-huit rouleaux de papier cul quadruple épaisseur, jumbo, molletonné, nouveau et amélioré, écologique, biologique, recyclé, recyclable, hypo-allergène, anti-bactérien, non testé sur les animaux, doux comme un petit chat tout blanc tout mignonTM."

" Je me sens aussi ridicule avec ce sourire décoratif que si je l'avais découpé dans du carton pour me le coller sur la gueule."

" Les gens deviennent fous quand on ne les aime plus. "

" Je m'en souviens très bien, l'avantage des traumatismes d'enfance c'est qu'ils nous collent au fond du crâne jusqu'à notre dernier jour. "

" J'ai l'émotivité en panne. Mon coeur est devenu vide et froid. J'ai le charisme d'une momie et l'entrain d'un cactus. Je suis un film d'horreur. Je suis le village fantôme d'un film western."

" Le bonheur, c'est un gros chien qui nous lèche la face."

" Je constate avec embarras une chose simple et terrifiante : mes parents m'ont donné une vie et je ne m'en suis pas servi encore. Elle jaunit dans son emballage plastique."

" Et voilà une autre journée qui se lève, amère comme la première gorgée de jus d'orange après s'être brossé les dents."

" C'est surprenant, parfois je peux penser que j'ai atteint le fond et puis hop, je découvre une petite porte et un escalier que je n'avais pas repérés au départ, et je m'enfonce un peu plus dans ma déprime."

" Ce moment mérite tout plein d'adverbes."

" Jenn se penche dans le frigo et trouve un sac de mini-carottes préparées, sélectionnées, lavées, miniaturisées, désinfectées, antibactériennes, douces pour les mains, blanchissant les dents et combattant la mauvaise haleine dans le tiroir de légumes."



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Dimanche 19 août 2007
Auteur : Alexandre Jardin
Note : 8.5/10
Parution : 2004
Nombre de pages : 338 pages

Commentaire

Une société sans adultes. L'idée d'Alexandre Jardin ne pouvait être meilleure. C'est cette société qu'il a imaginé que l'auteur nous propose de découvrir. Un peuple de grands enfants n’ayant aucune notion du temps, de la fidélité ou encore du travail, se contentant de « zouaver » (jouer) perpétuellement.

Les Coloriés est un livre fabuleux. Il porte à réfléchir sur les tendances grises de l’adulte d’aujourd’hui et nous mène à rêver d’une façon de vivre moins lourde, plus près de notre enfance. Comme je l’ai déjà dit, « Si j’étais professeur de philosophie, Les Coloriés ferait très certainement parti des livres que mes étudiants auraient à lire!».

Synopsis

« Est-il possible de vivre sans adultes ? De dire non a l'univers raisonnable et sérieux des grandes personnes ? Ecoutez plutôt. Il était une fois une île dans le Pacifique où vit un peuple qu'aucune carte n'a jamais répertorié : les Coloriés. Turbulents, sincères et gobeurs d'instants, ils vivent dans un univers sans adultes où l'enfance et le jeu sont devenus une culture à part entière. En 2003, l'ethnologue Hippolyte Le Play rencontre à Paris Dafna, une jeune et ravissante représentante du peuple colorié. Imprévisible, gouvernée par ses émotions et ses désirs fantasques, cette " grande petite fille " le bouleverse immédiatement. Mais les Coloriés ne sont pas oiseaux que l'on apprivoise facilement. Et voilà Hippolyte embarqué dans une course-poursuite imprévue qui l'entraînera bien loin de chez lui.

Avec ces Coloriés et leur fantaisie tendre et espiègle, l'auteur du Zubial et dru Zèbre nous offre là son roman le plus déroutant et le plus drôle. Une véritable invitation à se hisser à la hauteur si dépaysante de l'enfance.
»

Citations


" Dès qu'on te parle d'un truc, si tu veux passer pour une grande, il faut y voir un problème à régler."

" Oui, le jeu s'appelle le mariage. Ça consiste à vivre toujours la même chose à deux et à le reprocher à l'autre."

" C'est en se moquant de l'assentiment de la réalité et des tristes usages que l'on élargit le monde."

" Avoir envie est un verbe qui se conjugue mal à l'impératif."

" Après tout, la vie valait d'être vécue si l'on avait la maturité de la colorier."
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Mercredi 25 juillet 2007
Auteur : Annie Ernaux
Note : 8/10
Parution : 1991
Nombre de pages : 77 pages

Commentaire

Passion simple, bien que très court, nous fait devenir cette femme obsédée par un homme. Comme elle, il nous semble impossible de faire quoi que ce soit d'autre que d'attendre son appel (dans notre cas, attendre sa prochaine apparition dans le roman). La façon d'écrire de l'auteure fait en sorte que l'on comprend parfaitement cette femme, comme si nous avions vécu la même chose qu'elle, ce qui n'est pourtant pas toujours le cas.

Ce livre d'Annie Ernaux reste quand même un roman - est-ce vraiment un roman? - léger, parfait pour les heures d'étés (quoique je devrais plutôt dire les minutes d'été). Ce n'est pas un bouquin à grande histoire, ni à suspense ou à passion. Ce n'est pas l'un de ceux auxquels on s'accroche profondément. Mais c'est un livre qui nous rapprohe du quotidien et qui nous fait vivre quelques temps une relation amoureuse fictive mais vive.

Synopsis

« À partir du mois de septembre l'année dernière, je n'ai plus rien fait d'autre qu'attendre un homme : qu'il me téléphone et qu'il vienne chez moi.»

Citations


" Je n'avais pas d'autre avenir que le prochain coup de téléphone fixant un rendez-vous."

" On épuisait un capital de désir. Ce qui était gagné dans l'ordre de l'intensité physique était perdu dans celui du temps."

" J'aurais voulu arracher la douleur mais elle était partout."


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Mardi 24 juillet 2007
Auteur : J. K. Rowling
Note : 9.5/10
Parution : 2007
Nombre de pages : 607 pages

Commentaire :

Attention, bien que cet article ne dévoile aucun secret sur le livre, il pourrait donner certains indices sur ceux-ci.


Le 7e et dernier tome des aventures d'Harry Potter a rempli toutes mes attentes. Plus sombre encore que les précédents, il présente la quête d'Harry, Hermione et Ron pour détruire irrémédiablement Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom.

Comme les précédents livres de l'auteure, Harry Potter and the Deathly Hallows m'a fait chavirer dès les premières lignes. À partir du moment où j'ai commencé la lecture du premier chapitre, je n'ai plus quitté le livre, sauf pour des choses importantes comme manger ou dormir. Je ne pouvais tout simplement pas. Ça m'aurait été impossible, car j'étais si profondément ancré dans ce monde de sorciers et de Moldus que j'avais complètement oublié que j'existais, moi Maxime Jobin, citoyen du monde réel. En fait j'avais oublié le monde réel. À chaque fin de chapitre, je sautais immédiatement au suivant, et je dévorais les pages comme si j'avais été fou. Mais je n'étais pas fou, je n'étais juste plus là. Le tout donnant 2 jours intenses de lecture non-stop.

Pourquoi étais-je si obnubilé par ce roman? J'aurais du mal à vraiment expliquer la magie qui s'opère en moi lorsque je lis les mots de cette auteure et que je vis cette histoire passionnante. Je sais que l'imaginaire si complet du monde d'Harry Potter y est pour beaucoup. Mais il y a plus. L'auteure sait créer des mystères qui me tiendront attaché à mon endroit de lecture jusqu'à la fin, jusqu'au dernier point. Et ce livre est donc pour moi l'un des meilleurs de la série, car il explique tout. C'est dans celui-ci que l'on comprend enfin toutes les choses qui nous avaient été cachés et c'est dans ces chapitres que l'on acquière toutes les informations manquantes des derniers livres.

Ceux qui trouvaient les débuts des romans de Rowling répétitifs seront heureux d'apprendre que le jeune héros et ses amis ne vont pas à Hogwarts cette année. En fait, la majeure partie de l'histoire se déroule à l'extérieure de l'enceinte de l'école de magie, ce qui rend l'histoire encore plus trépidante. Au fil des chapitres, les principaux personnages des tomes précédents viendront en aide à l'équipe Harry-Hermione-Ron, ou nuiront à celle-ci. À la fin, ils seront tous réunis. L'aventure nous amène également dans plusieurs endroits précédemment visités par Celui-Qui-A-Survécut et dans nouveaux lieux, comme par exemple le Godric's Hollow, là où vivait les parents du jeune sorcier.

La fin est à la fois surprenante et non-étonnante. Il faut bien avouer qu'il n'y avait en fait qu'un seul dénouement possible à cette histoire, mais J. K. Rowling a réussi à le tisser d'une manière tout à fait ingénieuse. Elle a su nous faire peur face à une possible mort de notre cher héros et a dévoilé le mystère du lien puissant entre Harry et Voldemort dans les derniers chapitres uniquement. Toutefois, il y a selon moi ombre au tableau en ce qui concerne l'épilogue du livre : il est de trop. En effet, je crois que la fin du bouquin aurait eu davantage de force si le livre s'était terminé à la 600e page.

Pout terminer cette critique, j'aimerais tout simplement remercier J. K. Rowling pour ses romans, car c’est grâce à ceux-ci si je suis devenu passionné de lecture. Merci pour Hogwarts, le ministère de la magie, le Quidditch, les moldus, les mangemorts, les détraqueurs et toutes les inventions qui ont su me faire adorer la lecture lorsque j'ai lu pour la première fois l'un de vos livres. Merci.

Synopsis :

« Harry has been burdened with a dark, dangerous and seemingly impossible task: that of locating and destroying Voldemort's remaining Horcruxes. Never has Harry felt so alone, or faced a future so full of shadows. But Harry must somehow find within himself the strength to complete the task he has been given. He must leave the warmth, safety and companionship of The Burrow and follow without fear or hesitation the inexorable path laid out for him.»

Traduction française : « Harry a été chargé d'une sombre, dangereuse et apparemment impossible tâche : celle de trouver et de détruire les Horcruxes restant de Voldemort. Harry ne s'est jamais senti aussi seul et n'a jamais fait face à un futur aussi emplis d'ombres. Mais Harry doit d'une façon ou d'une autre trouver en lui-même la force nécessaire pour compléter la tâche qui lui a été confiée. Il doit quitter la chaleur, la sécurité et la compagnie du Terrier des Weasley et suivre sans peur et sans hésitation l'inexorable voie qui lui a été présentée.»

Citations


"Slowly, very slowly, he sat up, and as he did so he felt more alive, and more aware of his own living body than ever before. Why had he never appreciated what a miracle he was, brain and nerve and bounding heart? "

"What you must understand, Harry, is that you and Lord Voldemort have journeyed together into realms of magic hitherto unknown and untested."

"You are the true master of death, because the true master does not seek to run away from Death. He accepts that he must die, and understands that there are far, far worse things in the living world than dying."

"Of course it is happening inside your head, Harry, but why on earth should that mean that it is not real?"

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